X-Men

Jeu de Rôle sur X-Men, l'academie des mutants
 
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 Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)

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Aïleen O'Connell
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Aïleen O'Connell

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MessageSujet: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Jeu 7 Oct - 22:33

Aïleen s’était engagée dans une ruelle sombre à deux pas de l’incendie. Elle croisa la route de quelques secouristes qui l’enjoignirent à faire demi-tour. Elle s’enquit de savoir ce qui s’était passé, et l’un des pompiers qui soutenait une jeune femme lui dit alors :

« Le central de la police a reçu un appel disant qu’un type un peu bizarre qui sautait comme une grenouille qui aurait défoncé une vitre. Deux minutes plus tard le bâtiment prenait feu. »
Aïleen ne put s’empêcher de penser au Crapaud… Il était donc bel et bien l’auteur de ce crime, et sans doute de tous les autres comme l’avait présenté Cyclope avant leur départ en mission. Le pompier continua d’escorter la jeune femme, et Aïleen l’entendit partir en grommelant : « J’te parie que c’est encore un coup de ces espèces de mutants… Ca ne devrait pas exister des trucs comme ça. »

Notre jeune irlandaise baissa la tête, et les mots du secouriste résonnèrent dans son cerveau comme un triste écho… Tous n’étaient pas comme ça… Tous n’étaient pas cruels et vils… Mais comment le faire comprendre à des esprits bornés qui masquaient leur incompréhension et leur peur sous le masque de la haine.
Ce faisant, Aïleen arriva de l’autre côté du bâtiment et aperçu un petit panneau défoncé où l’on pouvait encore discerner le logo de l’entreprise Triskella. Plusieurs fenêtres avaient volé en éclat, des débris jonchaient le sol, et la porte principale était grande ouverte.

Prenant son courage à deux mains, et fermant jusqu’au cou sa veste de cuir, la jeune fille couru jusqu’à l’entrée, se plaça sur le côté de l’ouverture, osa un regard et ne vit rien. Que du noir. Heureusement pour elle, il faisait juste assez sombre pour distinguer le dédale de couloir, la lumière des lampadaires éclairant occasionnellement et faiblement les lieux. Aïleen pénétra donc sur la pointe des pieds dans l’enceinte du bâtiment, après avoir bien fixé son transpondeur sur son oreille en ayant au préalable coupé la sonnerie.

Elle marcha, guettant les ombres, jetant des coups d’oeil derrière son épaule et au croisement des couloirs. Finalement, elle parvint à une salle, sur la porte de laquelle on pouvait lire « Archives Confidentielles : Accès règlementé ». Esquissant un sourire, elle regarda la poignée de la porte. Il lui sembla que quelqu’un avait essayé de la forcer, mais n’y était pas arrivé.
*Confidentiel ? Donc Infos juteuses et essentielles*
La jeune fille regardait toujours la poignée, puis s’agenouillant, ses yeux se retrouvèrent face à la serrure. Un flash bleu intense éclaira le couloir un bref instant : Elle venait d’ouvrir la porte en usant de son pouvoir.
Elle se releva, puis doucement, d’une main, poussa la porte qui s’ouvrit dans un grincement sonore… Plusieurs rangées d’archives métalliques s’étalaient devant ses yeux.
*Où chercher ?... Où Chercher… Mutants ? Tiens, c’est pas bête ça !*
Aïleen s’avança, la porte restant ouverte. Finalement, elle atteint la lettre M : Il n’y avait qu’une seule boîte. Elle était à présent au fond de la salle, et ne faisait plus face à la porte.

Elle tira doucement sur le tiroir, et quelle ne fut pas sa surprise de découvrir seulement un disque. Elle le mis dans sa poche, et fouilla à deux mains dans le coffre métallique pour finalement trouver une feuille de papier pliée en 4. Elle commença à la lire à voix basse :
« Test numéro 1 : concluant. Le sujet mutant de type 3 réagit bien au traitement. Il semblerait que la plante agisse comme convenu malgré la pousse en serre.
Test numéro 2 : concluant. Le sujet est toujours dans l’incapacité de se défendre.
Test numéro 3 : de même
Test numéro 4 : de même … »

Aïleen survola la feuille du regard puis la retourna nerveusement :
« Test numéro 25 : le sujet convulse à intervalles régulier. Pouls en hausse constante.
Test numéro 26 : le sujet souffre de crise de démence et de violence non contrôlée
Test numéro 27 : décès du sujet suite à une hausse du rythme cardiaque.
Projet mis en suspens
Dr. Connor. »


Aïleen avait les mains qui tremblaient légèrement. Ils avaient utilisé un mutant pour faire joujou et se prendre pour Dieu ?...
Elle ne put s’empêcher de dire :
« Les enfoirés… »


Dernière édition par Aïleen O'Connell le Ven 15 Oct - 16:31, édité 2 fois
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Declan Anderson

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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Ven 8 Oct - 21:28

Une forte bourrasque lui apportait les clameurs de la rue, trente-cinq étages en dessous de lui, ne perdant ainsi aucune miette du chaos qu'avait provoqué Crapaud. Du toit du building sur lequel il se trouvait, Declan regardait les flammes de l'incendie rougeoyer dans la nuit noire, flammes que les pompiers tentaient désespérément de maîtriser. Les pans de son long manteau de cuir battus par le vent flottaient derrière lui tandis qu'il attendait le moment idéal pour intervenir. Declan agissait généralement par derrière, ce n'était pas le genre à occuper le devant de la scène et à se faire remarquer. Il y avait des gens comme lui, qui préféraient largement rester dans l'ombre, par commodité et par prudence. Ainsi, il n'était pas aussi surveillé que certains de ses collègues et pouvait faire son boulot plus rapidement et plus librement. Le Russe était méthodique et prudent, il aimait le boulot efficace, propre et bien fait. Ne laisser aucune trace derrière soi, telle était sa devise. Declan aurait pu apprécier la vue incroyable qu'il avait du Queens s'il n'était pas aussi concentré sur sa mission. Perfectionniste jusqu'au bout des ongles, il ne se laissait pas influencer ou déconcentrer facilement, ce qui faisait sans doute sa valeur aux yeux de Magnéto et des autres confréristes. Et il ne rechignait pas à faire parfois le sale boulot, sachant que c'était nécessaire. Il y avait des lumières et du mouvement de tous les côtés, New York semblait ne jamais s'endormir. Le grouillement de la foule, le flot perpétuel des voitures et les sons incessants, tout cela lui parvenait grâce au vent sur lequel il agissait. C'était un aspect très pratique de son pouvoir, le vent qui pouvait lui rapporter les conversations et les sons, surtout lorsqu'il s'agissait de récupérer des informations. Ainsi, Declan entendait souvent des choses qu'il n'était pas sensé connaître.
Depuis son perchoir, il vit bientôt une Mustang arriver sur les lieux de l'incendie. Voilà ceux qu'il attendait, les X-Men. Il leur réserverait un bon accueil, même s'il fut un peu surpris de voir trois jeunes filles sortir de la voiture. Décidément, les X-Men recrutaient de plus en plus jeune, on dirait... Envoyer des élèves de leur Institut sur le terrain était tout de même risqué, d'après lui. Peu préparés au combat et aux dangers du terrain, ces jeunes étaient également sous la pression des hormones et des sentiments qui influençaient leurs pouvoirs, ce qui était aussi risqué pour eux que pour ceux étaient en face. Des cibles faciles et imprévisibles à la fois. Très bien, il ferait avec. Tendant le bras devant lui, Declan souleva une nouvelle bourrasque qui lui apporta la conversation de deux des jeunes filles, deux petites brunettes qui s'étaient précipitées pour tenter d'aider les pompiers et de trouver des indices sur les lieux mêmes de l'incendie. L'une d'elle demanda à l'autre si son pouvoir pouvait également agir sur le feu, ce qui lui apprit au moins que l'une d'elle avait un don lié au feu ou à quelque chose dans ce goût-là. Bon, ces deux-là seraient sans doute trop occupées pour qu'elles puissent découvrir ce qu'il recherchait. Non, ce fut la petite blonde qui l'intéressa rapidement, car suivant ce qu'avait dit l'une des deux autres, elle s'éloigna rapidement de l'incendie afin de fouiner ci et là.

Maintenant, il ferait son entrée. Declan leva les bras à mi-hauteur et le vent tourbillonna autour de lui pour le soulever du ciment du toit de l'immeuble. Voler grâce à son pouvoir d'aérokinésie était devenu pratiquement aussi naturel pour lui que de manger ou respirer. Il utilisait son pouvoir depuis suffisamment longtemps pour en avoir un excellent contrôle. Oh, il ne se considérait pas comme étant surpuissant, loin de là, mais l'expérience faisait énormément même si le pouvoir n'était pas spécalement puissant au départ. Sans maîtrise, la puissance n'est rien. Se déplaçant avec agilité dans les airs, Declan, se posa dans une ruelle proche de celle où était la jeune fille. Il n'y eut pas un seul bruit, même lorsque ses chaussures entrèrent en contact avec le bitume. Aussi silencieux et invisible qu'une ombre, il suivit la jeune blonde qui pénétra dans un bâtiment qui portait le logo des laboratoires Triskella. Elle était semblait assez dégourdie, ce malgré son jeune âge. Il appréciait cette qualité, l'esprit d'initiative. Il la vit entrer dans le bâtiment, attendit quelques courts instants, puis la suivit.
À l'intérieur, ses semelles faisaient un petit bruit mat à peine perceptible et vu qu'il était entièrement vêtu de nuit, il se dissimulerait facilement dans les zones sombres. Declan ne la quittait pas de son regard bleu acier, prenant soin de se coller au mur à chaque fois qu'elle prenait une autre direction. Car elle aussi était prudente en s'assurant qu'elle n'était pas suivie, mais Declan avait l'avantage de l'âge (donc de l'expérience) et d'avoir été au KGB pendant de longues années, il en savait par conséquent beaucoup sur l'art de se dissimuler aux yeux des autres. Au bout d'un moment, tapi dans une zone d'ombre dans ces couloirs obscurs, il la vit s'arrêter devant une porte qui renfermait des archives confidentielles et la seconde d'après, un éclair bleuté illumina le couloir le temps d'une seconde. Il ne put voir exactement comment elle l'avait fait, car elle lui tournait le dos, mais il en jugea qu'elle devait pouvoir générer une espèce d'énergie ou quelque chose dans ce genre-là. Au moins, il était plus ou moins fixé sur la nature de son pouvoir et saurait à quoi s'attendre s'il y avait confrontation. Le Russe avait déjà tué, certes, mais contrairement à d'autres mutants qui haïssaient les humains ou à certains agents du KGB, il évitait d'en venir à cette extrémité s'il le pouvait. Il n'était pas un monstre, faire couler le sang pour le plaisir ne l'attirait pas. Il était capable de tuer froidement, mais il n'en tirait pas un soupçon de gloire ou de plaisir. Dans la mesure du possible, il préférait ne pas avoir à assassiner quelqu'un. Surtout un autre mutant.
Declan entra lentement sans la pièce, s'approchant de la jeune fille, la dominant de sa haute stature. Physiquement, il n'aurait eu aucun mal à la maîtriser, à moins qu'elle soit plus douée que lui en arts martiaux, ce qui était tout à fait possible.


« Les enfoirés… » murmura-t-elle alors qu'elle lisait un compte-rendu d'une expérience sur cobaye humain.

- N'est-ce pas ? dit-il de sa voix grave et lente qui résonna dans la pièce plongée dans la pénombre. C'est difficile d'imaginer tout ce qu'ils ont pu accomplir ici lorsqu'on est aussi jeune que vous. D'ailleurs, cela m'étonne que les X-Men recrutent leurs membres chez des mutants aussi jeunes, je pensais qu'ils répugnaient à mettre en danger la vie de leurs élèves.

Poli, posé et dénué de l'orgueil propre aux "méchants" ordinaires. Declan était un méchant plutôt atypique.


Dernière édition par Declan Anderson le Jeu 17 Fév - 22:26, édité 1 fois
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Aïleen O'Connell
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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Mer 13 Oct - 15:57

Aïleen se stoppa net. Quelqu’un venait d’entrer dans la pièce… Quelqu’un qu’elle ne connaissait pas… Quelqu’un qui l’avait sans doute suivi… Elle aurait du rester sur ses gardes : tourner le dos à la porte avait été une erreur de débutant. Elle sentait la présence de l’individu juste derrière son dos… Tout près d’elle… Trop près d’elle… Quelle imbécile elle avait été ! Trop omnibulée par ses recherches et par le crapaud, elle n’avait pas été assez prudente et l’homme en avait profité. Pourquoi ? Comment ? De qui s’agissait-il ? Autant de questions qui se bousculaient dans son esprit. Mais en tout cas, une chose en elle lui disait de rester sur ses gardes : pour l’avoir suivie jusqu’ici, l’homme ne devait sans doute pas être de son côté. D’ailleurs, lorsqu’elle entendit sa voix, et ainsi prit pleinement conscience de la présence d’un autre individu dans la salle, elle avait tressailli légèrement, conservant son calme, les propos qu’il avait tenu lui avait permis de le ranger dans une catégorie autre que celle des x-men, de l’institut, des bons dans cette histoire, ou du moins de son point de vue.

Elle froissa la feuille dans sa main, et lentement se retourna : L’individu qui lui faisait face était de haute stature et vêtu de noir. Un long manteau de cuir trainait jusqu’au sol. Il avait l’air affable, mais ce qui frappa notre jeune amie fût avant tout la couleur de ses yeux : si bleus, si clairs… et pourtant si froids… Non, définitivement, il ne s’agissait pas d’un être amical.

Elle regardait l'étranger, et masqua son trouble. Son père le lui avait appris: pour mieux se protéger et gérer une situation, masquer ses émotions. Elles sont tellement puissantes qu'en une seule seconde tout peu basculer. Et, la présence de cet homme, à deux pas, qui sans doute n'avait pas des projets disons, à tendance amicale. Ces propos sur l'horreur de ce qu'elle venait de découvrir, laissèrent la jeune fille de glace.

Bravant le regard de l’étranger, la petite irlandaise lui répondit alors :
« Toutes les horreurs de ce monde relèvent de l’inimaginable, et pourtant les hommes arrivent à y atteindre des sommets… Les effets qu’ils produisent sur les autres à leur énonciation n’ont rien à voir avec l’imagination. »

Elle s’était tue et le regardait. Intérieurement, elle espérait se tromper, elle espérait que son intuition était fausse et que cet homme n’appartenait pas au camp adverse. Elle était jeune, son père l’avait entrainé à beaucoup de chose, même au combat. Cependant, elle savait qu’elle ne pourrait battre un individu comme celui-là. Tout au plus elle pourrait se laisser du temps pour fuir, mais triompher ? Elle n’en n’était pas sûre.

« Par ailleurs, il n’y a pas d’âge pour se mettre au service d’une cause et aider les gens : 20 ans ou 30, cela ne change rien. L’expérience ne vient qu’après et encore faut-il commencer tôt ou tard à l’acquérir. »

Elle pensait vraiment ce qu’elle venait de dire, et le ton de sa voix avait été ferme, mais sans animosité. Calme, posé. Mais ceci n’était qu’apparent : au fond, Aïleen ne savait comment appréhender cette rencontre. Aussi, ce faisant, elle recula d’un ou deux pas, son regard ne faillait pas et demeurait plongé dans celui de son interlocuteur.

« Qui êtes-vous et que cherchez-vous ici ? »

Elle était désireuse d’en savoir plus sur cet individu qui l’intriguait.
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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Mer 24 Nov - 21:48

Declan n'était nullement effrayé, n'ayant rien à craindre de cette jeune femme. Toute seule, isolée, elle ne représentait guère une menace dangereuse pour lui mais elle devait sans doute porter un micro ou un autre moyen de communication qui lui permettrait d'appeler des X-Men en renfort si elle se sentait soudainement en mauvaise posture. Et si Cyclope, Jean Grey ou Wolverine rappliquaient pour venir en aide à leur jeune élève, le Russe aurait beaucoup plus de mal à obtenir les informations qu'il était chargé de collecter. Les X-men étaient comme lui, entraînés, expérimentés, tenaces, et en avoir ne serait-ce que deux sur le dos (sans compter la mistinguette) compliquerait les choses. Donc, il valait mieux éviter une embrouille pour le moment et faire en sorte que la jeune femme soit moins méfiante, moins sur ses gardes, ne serait-ce que pour éviter d'avoir à utiliser ses pouvoirs contre elle. Étonnement, il répugnait à devoir lui faire du mal, en plus du fait qu'elle soit une mutante. Peut-être était-ce parce qu'elle ressemblait particulièrement à s amère, lorsqu'elle était jeune, avant qu'elle ne meure. Blonde, les yeux si clairs, le teint pâle...
Intérieurement, Declan s'ordonnait de rester le plus calme et le plus neutre possible. Éviter une confrontation et sortir de ce bâtiment le plus vite possible était primordial, et s'il se montrait peu amical, agressif ou agité, cela n'arrangerait pas ses affaires. La jeune femme se méfierait d'autant plus de lui et ferait tout pour lui compliquer la tâche en attendant que les X-Men arrivent. En l'observant et en l'écoutant parler, il put deviner qu'elle devait être intelligente, réfléchie et courageuse, tout en gardant son sang-froid. D'autres à sa place seraient déjà passés à l'action, se seraient enflammés. Un pâle sourire étendit les lèvres du Russe tandis qu'il inclina légèrement la tête en signe d'excuse.


- Vous avez raison, l'être humain se montre assez doué pour défier l'imagination, ce qui a pu se passer ici le prouve..., répondit-il de sa voix grave, légèrement éraillée et dans laquelle s'entendait encore une touche d'accent russe. Je me suis sans doute mal exprimé, excusez-moi. J'ai également commencé jeune, mais uniquement parce que les temps étaient durs, en Russie, et que j'y étais obligé. De la façon donc je connais les X-Men, je sais qu'ils aiment que leurs élèves acquièrent un certain contrôle de leurs pouvoirs et de leurs émotions avant de les envoyer sur le terrain. L'adolescence est une période difficile émotionnellement, et on est plus sûr de soi à vingt ans plutôt qu'à quinze, et cela joue beaucoup dans la maîtrise de son don.

Declan s'avança de quelques pas dans la pièce silencieuse et plongée dans une semi-obscurité malgré l'agitation, le bruit et la lumière qui régnait au dehors, tout en prenant garde de rester à une certaine distance de son interlocutrice. Il la dominait de sa haute stature mais s'efforçait toujours de rester le plus affable possible, réfléchissant au meilleur moyen d'obtenir rapidement ce pourquoi il était là et sans faire trop de vagues. L'équipe des X-Men étaient sur les lieux des bombes posées par Crapaud et les deux équipières de la jolie blonde sans doute encore trop occupées sur les lieux mêmes de l'incendie, donc il avait encore un peu de temps devant lui avant qu'on ne se préoccupe du sort de ce petit bout de femme.
Les yeux bleu métallique de Declan analysèrent rapidement l'attitude de cette dernière et si elle avait peur, elle le cachait merveilleusement bien. Il connaissait bien les affres de l'adolescence et ce que cela impliquait chez les mutants et leurs pouvoirs, d'abord pour y être passé lui-même, et ensuite pour avoir vu quelques jeunes mutants se dépêtrer difficilement avec leur don que venaient perturber les hormones qui les titillaient. Cette fille-là semblait bien entraînée à garder une attitude détachée en toutes circonstances et un sang-froid à toute épreuve, ce qui était admirable. Tout le monde n'en était pas capable, même lorsqu'on était sorti de l'adolescence depuis longtemps. Pour le moment, tous deux cherchaient exactement la même chose et Declan ne voyait pas pourquoi il devrait la contrecarrer car les X-Men finiraient tôt ou tard par savoir ce que lui saurait quand la blondinette leur communiquerait l'existence de cette salle. La partie serait délicate, il lui faudrait jouer de subtilité et de prudence, de beaucoup de prudence. Il ne serait pas bon pour lui et son camp que leurs ennemis bien connus aient également accès à ce que contenaient ces archives. Le plus tard serait le mieux. "Neutraliser" cette petite sans lui faire trop de mal, prendre ces dossiers et s'en aller comme il était venu. Sans taches, ni vu ni connu. Quoique, la question se posait quand même. Que fallait-il qu'il fasse vraiment de cette gamine, car s'il se contentait de la neutraliser gentiment, elle finirait par reprendre connaissance et dire aux X-Men qu'elle l'avait vu, et Declan tenait par dessus tout à la liberté dont il disposait plus ou moins. Il n'était pas aussi surveillé que Crapaud et quelques Confréristes bien connus, et c'était une chose qui l'arrangeait énormément. Il pouvait ainsi agir plus facilement dans l'ombre sans qu'on fasse attention à lui. On avait besoin d'agents comme lui et il ne fallait pas que cela change.


- Pour en venir au but, je ne suis pas votre ennemi, déclara-t-il alors, suite à la question de la jeune femme. Je m'appelle Declan Anderson et je suis là pour des raisons qui semblent également être les vôtres. Je recherche des informations concernant les activités de Triskella, et ce papier que vous tenez-là me conforte dans l'idée que j'avais de cet endroit.

D'accord, il avait donné son véritable nom, ce qui n'était peut-être pas une bonne idée. Mais au moins, elle verrait qu'il disait la vérité et ainsi peut-être se méfierait-elle moins de lui. Declan restait toujours aussi calme, sans aucune animosité dans la voix et dans le regard, laissant croire à la jeune femme qu'elle pouvait se trouver dans une position de force. Il soutenait son regard d'un bleu myosotis sans faillir, sans lueur de défi. Il l'avait vu reculer de quelques pas, il ne bougea pas. Le temps pressait et Declan s'était déjà un peu rapproché de la boîte sortie des archives métalliques, mais il ne pouvait s'en emparer sans provoquer un duel entre la jeune mutante et lui, ce qu'il voulait éviter. La priorité restait cette boîte et il devait s'emparer coûte que coûte. Mais d'abord, tenter d'apaiser un peu cette fille, cela pourrait faciliter grandement les choses.
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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Mar 30 Nov - 3:24

Aïleen ne parvenait pas à quitter les yeux de son interlocuteur… Ils lui rappelaient tant ceux de son père et les siens : si bleus… si clairs… Mais à la différence de ceux de Cillian et d’Aïleen, ils lui semblaient froids… Trop froids. Elle avait du mal à ne pas s’en détacher : à la fois hypnotiques et inquiétants, il semblait à notre jeune irlandaise, qu’ils étaient emprunts d’une profonde tristesse, et de nombreuses années dans l’ombre, à œuvrer de quelconque façon pour l’accomplissement de buts aux qualités morales plus ou moins douteuses. La demoiselle n’avait aucune preuve de ses pensées, mais les yeux de Declan lui inspiraient véritablement tout cela. Il lui paraissait évident qu’il cachait quelque chose. Par ailleurs, il avait été le premier à employer le mot « ennemi ». Aïleen s’en était bien gardée. Elle repensa à certains enseignements de son père : « ne pense pas à une tortue… ». Inconsciemment, l’esprit va se figurer la vision d’une tortue.
Le sieur Declan avait ainsi fait usage d’une expression en voulant la persuader de penser qu’il s’agissait d’un ami, ou tout au moins, qu’il ne représentait aucun danger pour elle. Selon Aïleen, et selon l'enseignement de son père: cela n'était pas bon signe.

Encore une fois, la jeune fille aux cheveux d’or n’avait aucune preuve de son raisonnement et aurait très bien pu se tromper, mais les circonstances étaient telles, qu’elle devait avant tout rester sur ses gardes et couvrir ses arrières. Aussi, conservant son attitude détachée, un ton déterminé se voulant équivalent de celui de l’homme qui lui faisait face, elle l’écouta jusqu’au bout, et secrètement espéra qu’il ne l’avait pas vu glisser le CD qu’elle avait trouvé dans la boite d’archive métallique dans la poche de sa veste. Elle cherchait une stratégie pour essayer d’éviter un affrontement.
Elle avait attentivement écouté l’homme au manteau de cuir, et lui trouva un léger accent. Rappelons qu’Aïleen est une polyglotte aguerrie. Elle tergiversa donc quelques secondes, avant de distinguer l’insistance portée sur les –r ainsi que sur l’antépénultième syllabe de certains mots…
*Il est de l’Est… Une chance sur deux : Russe ou Ukrainien ?… Tente le russe, c’est plus courant.*

« Dobryï vetcher, Monsieur Anderson…, avait-elle dit alors sans quitter l’homme du regard pour voir sa réaction, permettez moi néanmoins de conserver le bénéfice du doute quand à vos intentions… »

Aïleen tenait à rester sur ses gardes, mais en même temps, la présence de Declan sur les lieux, son désir « de recherche d’informations » au sujet de l’entreprise déserte où ils se trouvaient, l’intriguait. Elle-même avait recueilli quelques renseignements sur Triskella, elle pouvait comprendre que l’on s’intéresse à ce laboratoire. Leurs activités sur la génétique, et le fait que leurs enseignes aient été mises à feu et à sang par le Crapaud, venaient appuyer son sentiment à ce sujet.

Quelque chose fit cependant « tiquer » la demoiselle… Declan avait fait quelques pas vers elle alors qu’elle avait reculé… Cela n’annonçait rien de bon, et la jeune fille en était persuadée. Pourquoi s’avancer ? Pourquoi s’approcher ? Que voulait-il ?... La feuille qu’elle tenait dans ses mains ne contenait guère que peu d’information, en revanche, le CD qu’elle avait dissimulé sur elle devait receler de documents, et autres archives intéressantes et sans aucun doute capitale pour l’entreprise. Aïleen se devait de le protéger et de le mettre en sécurité. Ayant coupé la sonnerie de son transpondeur, elle n’entendrait pas d’appel des autres ou de cyclope, et si elle devait être amenée à l’utiliser, elle trahirait son moyen de communication, et mettrai sans doute en péril ses coéquipières. Il lui fallait gérer cette situation seule. Elle fit un pas de côté vers l’archive métallique qu’elle avait ouverte et vidée précédemment sans faillir au regard du russe. Elle avait une idée en tête pour peut-être gagner du temps et en profiter pour s’échapper, mais auparavant, il lui fallait jouer le jeu de l’homme.

« Vous cherchez des informations ?... Pardonnez-moi, mais vous ne ressemblez ni à un journaliste, ni à un enquêteur. Que cherchez-vous réellement ici ? »

Le ton de la demoiselle était resté le même, son visage n’avait pas trahi (du moins l’espérait-elle) ses pensées. Il lui fallait protéger le CD qu’elle avait récupéré et éviter de rester trop longtemps en compagnie de cet homme… Sa conscience l’y encourageait de tout cœur…

Une douleur aiguë commença à se faire sentir dans son globe oculaire droit... Elle ne scilla pas, cependant, il lui fallait faire vite. Ce n'était vraiment pas le moment, mais si une migraine se déclenchait maintenant, elle serait moins efficace que d'ordinaire et cela, il lui fallait l'éviter coûte que coûte.




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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Mer 1 Déc - 23:04

La situation tournait en rond, ce qui commença à agacer le Russe. Il savait que le temps lui était compté, qui ne devait pas traîner ici tout en évitant un affrontement avec cette petite. Une jeune mutante plus coriace et plus méfiante qu'il ne l'avait pensé. Dans un autre contexte, il aurait approuvé sa réaction face à un mutant aux intentions douteuses, mais dans ce cas, il était ce mutant aux intentions douteuses et cela ne l'arrangeait pas. Bon sang, il avait bossé des années et des années pour le KGB et maintenant pour la Confrérie et ne parvenait même pas à faire en sorte de tirer la situation à son avantage. L'issue serait plus incertaine qu'il ne l'aurait pensé, car tous deux voulaient la même chose et tous deux souhaitaient manifestement éviter l'altercation. Declan le savait bien, le sentait de plus en plus : il y aurait certainement affrontement, il ne pouvait l'éviter. Cette fille semblait avoir compris qu'il n'était pas des siens et qu'il ne pourrait sans doute pas l'embobiner aussi facilement que les autres.
Cependant, ils ne devait pas oublier que ce n'était encore qu'une gamine, et qu'il avait vécu des choses qu'elle ne pouvait avoir vécu, qu'il avait accompli des choses qu'elle n'oserait jamais faire, qu'il savait des choses qu'elle ne pouvait qu'ignorer... Ses années de bons et loyaux services aux services secrets russes lui avaient enseigné l'art de la dissimulation, l'observation rapide des lieux et des gens, l'esprit d'analyse, et aiguisé son sens pratique et celui de la déduction... Et surtout, savoir s'adapter à n'importe quel revers de situation, à n'importe quel imprévu. Declan n'était-il pas un homme d'expérience et de terrain, quelqu'un qui savait garder son sang-froid en toute situation et trouver un moyen de s'en sortir sans problèmes ?
Declan fut étonné d'entendre la jeune femme lui souhaiter le bonsoir dans sa langue natale, et un plus grand sourire éclaira son visage étroit, donnant une étrange lueur à ses yeux métalliques.


- Vous avez une excellente prononciation, mademoiselle. Je comprends, vous avez même raison de vous méfier. Oh d'ailleurs, je me suis présenté, mais si je puis me permettre, kak vas zavout ?

La petite pièce possédait une petite fenêtre qui donnait sur la rue et dont la lumière passait par les carreaux et glissait sur les murs et le linoléum. L'un des carreaux avait été brisé dans l'agitation de l'extérieur et grâce à l'air qui filtrait par cette brisure, Declan put percevoir l'agitation et ce qui se disait sur les lieux de l'incendie aussi clairement que s'il avait été sur place. D'après les sons qui lui parvenait, les deux coéquipières de la blonde étaient toujours là, en plus de la police des pompiers... Il fallait faire vite, il ne tenait pas à ce que d'autres X-Men débarquent. Son cerveau réfléchissait à toute allure et le Russe parcourut rapidement la pièce du regard avant de l'arrêter sur son interlocutrice qui tentait de gagner du temps. Il devait lui donner suffisamment d'éléments de réponse satisfaisants tout en ne divulguant rien d'importants. Il devait lui donner la réponse qu'elle attendait, mais il commençait à en avoir assez de jouer à ce petit jeu ridicule. Ce n'était qu'une adolescente de vingt ans maximum, pourquoi lui laisserait-il mener la danse plus longtemps. Il voulait bien jouer les gentlemen mais il avait certaines limites.
Soudainement le visage rude de Declan se durcit légèrement, les sourcils froncés et les yeux fixés sur la jeune femme. Il avait perçut, en relevant les yeux vers elle, un mouvement qu'elle avait dû espéré discret vers sa veste. Elle avait dissimulé quelque chose dans la poche intérieure de sa veste, il en aurait mis sa main au feu. Très observateur, strictement rien n'échappait au regard aiguisé du Russe. Elle avait trouvé un objet contenant plus d'informations que ces simples papiers et c'était ce qu'il devait récupérer à tout prix. Il s'avança à nouveau de deux pas, oubliant qu'il voulait éviter que la jeune fille se sente en danger.


- L'habit ne fait pas le moine, vous devriez le savoir. Ne pas se fier aux apparences, c'est la première chose que mon père m'avait apprise. J'ai toujours cru qu'il travaillait dans des bureaux, jusqu'à ce qu'il se fasse assassiner par trois hommes. Règlement de comptes. La mafia russe, mon propre père, répondit-il d'un ton plus dur qu'il ne l'aurait souhaité. Alors, pourquoi ne serais-je pas un journaliste ou un enquêteur ? Savoir se dissimuler, se fondre dans un milieu, et passer inaperçu sont des qualités primordiales dans ce genre de métiers. Et comme vous pouvez le constater, Triskella cache des informations, des choses qui intéressent certaines personnes.

Pendant qu'il parlait, Declan remarqua que la porte de la pièce était restée entr'ouverte. Parfait, il aurait de quoi créer le courant d'air dont il aurait sans doute besoin. Le seul point qui le bloquait encore était de ne pas connaître la nature exacte du pouvoir de la jeune femme en face de lui. Il l'avait vue, en la suivant, qu'elle s'était agenouillée afin que son visage soit au niveau de la serrure, puis une lueur bleue avait illuminé la porte durant deux secondes. Générer de l'énergie, ça il l'avait deviné avant, mais comment faisait-elle ? Il lui fallait de toute façon agir, mais il restait entièrement sur ses gardes, prêt à devoir réagir face à une réplique défensive.

- Nous parlions de l'âge, tout à l'heure, et je persiste à croire que certaines personnes sont encore trop jeunes et trop peu expérimentées pour être envoyées dans de telles missions, comme celle dans laquelle on vous a envoyée ce soir, continua Declan, d'une voix aux résonances plus métalliques. Lorsque le KGB existait encore, on n'envoyait jamais de bleus dans des missions aussi périlleuses, on commençait avec moins gros. Et pourquoi ? Simplement pour apprendre à ne pas faire d'erreurs comme celle que vous venez de faire. Il vous faudra apprendre à être plus discrète si vous voulez berner quelqu'un, jeune fille. Maintenant, veuillez me remettre le CD que vous avez glissé dans la poche de votre veste.

C'était beaucoup plus un ordre qu'une demande et le ton de Declan ne laissait plus aucun doute quant à ses intentions. Il n'avait pas l'intention de laisser filer cette fille et levant légèrement les bras, la porte et la fenêtre s'ouvrirent violemment sous la forte et glaciale bourrasque de vent que l'homme venait de soulever dans la pièce et qu'il dirigea sur la fille pour la plaquer avec force contre le mur, à trente centimètres du sol.
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Aïleen O'Connell
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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Jeu 2 Déc - 2:12

Aïleen sentait une angoisse légère monter en son esprit. Ce sentiment la prenait au cœur, tel un grondement profond et lointain. Etait-ce de l’angoisse ? Plutôt un a priori : qu’allait-il se passer ? La présente situation devenait inquiétante et stagnait trop… Chacun se tournait autour, mais ce faisant, le temps défilait toujours… Une fenêtre ouverte laissait filer un courant d’air, et si ce potentiel adversaire semblait s’en délecter, le sentiment de notre petite irlandaise était qu’il ne faudrait pas trop s’éterniser…
L’homme avait sourit lorsqu’elle s’était permis de lui souhaiter le bonsoir en russe. Cette réaction permit à la blondinette de connaître l’origine de l’individu… Un russe… Le père d’Aïleen, Cillian, n’avait jamais apprécié de voyager en Russie… Il disait que seul peu de gens dans ce pays étaient digne de confiance, et l’homme qui lui faisait à présent face n’y appartenait certainement pas. Ce dernier la complimenta sur son accent, et la jeune fille pu voir comme un éclair métallique se glisser derrière dans son regard. Etant donné son « habilité », Aïleen avait toujours été fasciné par les yeux de ceux qui l’entouraient. Avec le temps, et grâce aux observations avisées de son père, elle parvenait maintenant à lire dans ces fenêtres postées au milieu du visage, et ce qu’elle lisait à présent dans ceux de Declan ne la rassurait qu’à moitié. Cependant, il fallait faire face, aussi, sans faillir à ces yeux de glace, elle continua :
« Minia zavout Aïleen… Je ne compte pas vous en dire plus… »

La demoiselle était presque tentée d’ajouter, «et je vais vous faire faux bon », mais cela n’aurait guère été intelligent. Elle s’était souvent cachée derrière l’humour, mais ici, elle sentait bien que cela lui serait inutile.
Soudain, elle réalisa qu’inconsciemment, sa main s’était rapprochée de la poche où se trouvait le CD. Elle l’en écarta doucement, mais déjà Declan commençait à avancer vers elle. Suivant son rythme de pas, elle recula d’autant qu’il avançait, ne sachant plus exactement ce qu’il y avait derrière elle. L’homme parlait des apparences… Ô s’il savait seulement à quel point elle connaissait ce sujet… son père l’avait tellement bassinée avec ceci, qu’il en était devenu sujet de dispute. Certes la jeune fille restait prudente en société, et appliquait à la lettre les conseils que son père lui avait transmis, mais comment ne pas sentir un profond mal-être, une gène, à l’idée qu’aucune personne sur cette terre ne pouvait être digne de confiance ?...
Il avançait toujours. Son père appartenait à la mafia russe ?... Le ton de Declan se faisait de plus en plus dur et la demoiselle ne put s’empêcher de tressaillir quand ce dernier lança d’une voix forte ce « mon propre père »… Néanmoins, il lui fallait faire face et garder son calme, comme on le lui avait appris, et le pic qu’elle ressentait dans son globe droit ne venait pas lui rendre service à cet instant précis :
« Vous n’en n’avez tout simplement pas la dégaine… ni la verve… »

*Aïleen, ma poule qu’est-ce que tu fais, il a l’air déjà assez en colère, ce n’est pas le moment de le provoquer…*

Il enchainait son discours… Triskella ? Que savait-il de plus qu’elle ?... Elle n’avait pu trouver que peu de choses sur ce groupe avant leur départ en mission, mais Declan semblait en savoir plus qu’il ne le laissait paraître…

« Lorsque le KGB existait encore, on n'envoyait jamais de bleus dans des missions aussi périlleuses, on commençait avec moins gros. Et pourquoi ? Simplement pour apprendre à ne pas faire d'erreurs comme celle que vous venez de faire. Il vous faudra apprendre à être plus discrète pour pouvoir berner quelqu'un, jeune fille. Maintenant, veuillez me remettre le CD que vous avez glissé dans la poche de votre veste. »

Le visage d’Aïleen se crispa légèrement à la fin de l’énoncé. Mais elle n’eut pas le temps de répondre quoi que se soit, que soudain, elle fut projetée avec force et violence contre le mur qui se tenait non loin derrière elle. Son corps entra en collision avec le béton, et une sensation aiguë lui parcouru les muscles : sous le choc, son transpondeur tomba de son oreille, elle laissa échapper un léger cri de surprise et de douleur. Il n’y allait pas de main morte. Voici qu’à présent elle était plaquée à une trentaine de centimètres du sol… Elle était à sa merci…

« Super… Vous contrôlez le vent… »


Elle ne continua pas sa phrase : redressant la tête, ses yeux s’étaient chargés en une fraction de seconde, et un tir parti heurter son adversaire dans l’épaule gauche, le projetant en arrière.
La surprise de cette attaque fit qu’elle tomba au sol, libérée de la force aérokinétique qui l’avait paralysée un moment durant. Seulement, étant donnée l’angle où elle se trouvait quelques seconde auparavant, elle n’avait pu lancer quelque chose de trop puissant.
Elle se releva péniblement et ramassa son transpondeur ; sa tête lui faisait mal… Il fallait qu’elle trouve une échappatoire rapidement.
Son adversaire, qui n’allait sans doute pas tarder à reprendre pied, lui barrait la route : seule issue, la porte. A moins de détruire un pan de mur, mais comment distinguer les murs porteurs dans cette pièce ? Elle aurait du étudier l’architecture des lieux avant de venir.
La demoiselle se saisit de son transpondeur et passa un bref appel à Macha.
« Macha rejoint moi aux arch…. Macha ?... » L’appareil venait de rendre l’âme, la chute sans doute. Elle espérait seulement que sa compatriote avait pu entendre son appel et laissa cet objet, à présent inutile, rejoindre le sol qu'il venait de quitter.

Se redressant prête à faire face à son nouvel ennemi, Aïleen étouffa un juron : Son épaule droite lui faisait mal. Elle avait du se fracturer ou se démettre un os. A cela venait s’ajouter la migraine qui revenait.

« Si vous le voulez ce fichu Cd… »

Elle se tenait à présent entièrement droite, le visage crispé dans une expression de détermination ferme, dissimulant tant bien que mal la douleur, ses yeux scintillants prêts à relancer de plus belle l’échantillon qu’elle venait de présenter à Declan.

« … Faudra venir le chercher… »



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Declan Anderson

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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Jeu 2 Déc - 18:29

La confrontation n'avait pu être évitée, et c'était bien dommage. Declan n'avait plus aucune envie d'attendre et cette gamine, Aileen, ne faisait rien pour l'aider. Elle avait les qualités pour devenir une X-Men, cela ne faisait plus aucun doute. Aileen... Une Irlandaise. Durant ses années de services au KGB, le Russe avait souvent eu affaires à des Irlandais. Des gens fougueux, le sang chaud. Il n'avait pas envie de s'en prendre trop violemment à cette fille mais récupérer le CD était primordial. Prodigieusement agacé, il commençait à perdre patience et cela se ressentait sur son visage mal rasé.
Lorsqu'il lança le vent à l'assaut, il ressentit alors l'énergie familière le traverser, parcourir chacun des cellules de son corps et se diriger droit vers ses mains. Declan avait appris à connaître exactement le fonctionnement de son pouvoir, il ne doutait plus de sa précision. Oh, il n'était pas le plus puissant des mutants - il devait être de catégorie 3 au maximum - mais l'expérience et l'entraînement qu'il avait en tant que mutant facilitait beaucoup les choses. L'aérokinésie demandait une certaine précision et une certaine force malgré ce que l'on pouvait en penser, il ne s'agissait pas juste de soulever des bourrasques plus ou moins violentes. Grâce à son don, il pouvait faire voler les objets, ce qui demandait de la précision suivant les cas et l'envol de son propre corps n'était pas aussi simple que cela ne paraissait. Il fallait savoir doser la force du vent et ne pas relâcher sa concentration. Et le vent était également capable de lui rapporter des sons et des conversations à distance, ce qui demandait également de la discrétion.
Par la force de la bourrasque et l'effet de surprise, Aileen fut plaquée contre le mur et lâcha une légère exclamation de douleur. À présent, c'était le Russe qui menait le jeu. Tout ce qu'il voulait, c'était récupérer le CD et s'en aller. S'il s'en prenait plus à la jeune femme, il pouvait être sûr qu'il aurait Cyclope et sa bande sur le dos pour avoir malmené l'une de leurs élèves. Ce jeune prétentieux totalement intègre ne supportait pas les gens comme Declan et c'était réciproque.

Pendant quelques secondes, le Russe eut effectivement l'avantage mais c'était sans compter sur le pouvoir d'Aileen. De ces yeux bleu clair jaillirent un rayon d'énergie bleutée qui vinrent le heurter violemment à l'épaule gauche. Sous la violence du coup, Declan fut projeté en arrière et perdit le contact avec le vent, ce qui libéra Aileen qui tomba également au sol. L'épaule gauche du Russe le brûlait, le rayon ayant traversé le cuir de son manteau, mais heureusement la brûlure restait superficielle. Il avait connu des blessures bien pires, ce n'était pas ça qui allait l'arrêter. Avec un grondement de rage, il sauta sur ses longues jambes quelques secondes après la vive blondinette. Il releva ses yeux remplis de colère sur elle et vit qu'elle tentait de communiquer avec l'une de ses coéquipières grâce à un transpondeur qu'il n'avait pas remarqué auparavant. Le souffle d'air qui subsistait dans la pièce lui permit d'entendre le dernier grésillement de l'appareil avant de rendre l'âme, un grésillement qui n'aurait normalement pas été audible pour lui.


- Dommage pour toi, petite. Tes deux amies ne pourront pas venir t'aider, grinça Declan d'un ton rogue, ses yeux jetant des flammèches inquiétantes. Tu diras à Cyclope qu'il faudra qu'il revoie son budget pour les équipements, ce transpondeur m'avait tout l'air d'être de la camelote.

Goguenard, Declan affichait un sourire moqueur qui ne présageait pas grand chose de bon. Il voulait bien être sympa mais il ne fallait pas non plus le prendre pour un parfait imbécile, surtout quand il avait affaire à une jeunette qui faisait une bonne tête et demie de moins que lui.
*Tu veux que je vienne le chercher ? Ne me mets pas au défi, ce ne serait pas bon pour toi.*
Usant de son pouvoir, le Russe leva à nouveau un courant d'air plus violente que la première, une bourrasque qu'il fit tournoyer dans la pièce et qui renversa meubles et autre mobilier, fit voltiger toutes les feuilles contenues dans les boîtes des archives et fit claquer la porte. La colère qu'il ressentait ne faisait qu'alimenter la puissance du vent, qui fut suffisante pour le soulever du sol. Il remarqua que les yeux de sa jeune ennemie scintillaient de cette lueur bleue qui colorait les rayons qu'elle pouvait générer et fut prêt, cette fois-ci, à esquiver une nouvelle attaque. Les sens complètement en alerte, il dirigea la trombe sur elle et gronda d'un ton qui se voulait, malgré une note menaçante, plus ou moins confiant, engageant :


- Ne joue pas à ça avec moi, jeune Aileen. Je n'ai aucune envie de te faire du mal, sincèrement. La seule chose que je désire, c'est ce CD. Donne-le moi et je m'en vais sans poser de problème.

Il ne la quittait pas des yeux, il sentait qu'elle voulait tenter de s'enfuir, qu'elle avait mal... La bourrasque prenait de plus en plus d'ampleur, balayant tout ce qui se trouvait dans la pièce et Declan survolant le chaos qu'il provoquait. Et là, la porte ft soudainement arrachée de ses gonds par la furie de l'élément air...
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Aïleen O'Connell
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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Ven 3 Déc - 15:38

Aïleen avait affaire à forte partie. Très forte partie. Si les dires du russe étaient exacts, et la demoiselle ne voyait aucune raison à ce qu’ils ne le soient pas, il avait fait partie du KGB… Certes, il ne l’avait pas dit de façon explicite, mais la manière qu’il avait employé pour s’exprimer à ce sujet, ne pouvait qu’amener l’auditeur de passage à penser qu’il y avait été mêlé. Face à pareil ennemi, la demoiselle n’avait que peu de chance de s’en sortir indemne… Indemne ? Elle avait déjà été bien amochée par sa chute et son vol plané contre le mur. Impossible de savoir si Macha avait eu son message, et malgré les propos de Declan, la petite irlandaise restait persuadée qu’elle n’allait plus être seule très longtemps. Maintenant, il lui fallait trouver une diversion, une feinte pour gagner du temps, et s’éloigner de la source de danger.
Le bâtiment dans lequel ils se trouvaient, devait dater des années 90. Le placo, le linoléum ainsi que la peinture aux murs étaient les témoins d’une ère passée, d’un siècle précédent. L’architecture ressemblait à s’y méprendre à certains hôpitaux, ou centre pour « gens à problèmes »… De long couloir déserts, de l’écho, peu de lumières, des câbles sortants de certains pans de murs… Le lieu parfait pour tourner un film d’horreur.
La salle où nos deux protagonistes avaient échangés quelques mots appartenait au même schéma. Par ailleurs, les blocs d’archives métalliques venaient renforcer l’impression malsaine que la blondinette avait perçu à son entrée dans l’immeuble.

Declan s’était relevé de l’attaque qu’Aïleen lui avait envoyée. Elle n’avait été que de faible envergure et l’ancien agent du KGB n’avait été que légèrement blessé. Cependant, le visage du russe avait changé d’expression, glaçant quelque peu le sang de notre jeune amie : elle le voyait, comme déformé par un rictus de rage et de colère. Il n’était plus question de jouer à se tourner autour. Une vraie confrontation, un véritable combat s’était engagé, et aucun des deux participants n’allait s’en sortir sans blessure. L’épaule d’Aïleen lui faisait mal : une douleur lancinante et profonde. Ses os n’étaient sans doute pas touchés, comme elle l’avait premièrement pensé, mais sans doute se l’était-elle luxée. La migraine était gérable, elle le savait, et par ailleurs, à force de libérer de l’énergie, elle s’amenuiserait, quitte à disparaître.
Les propos et la voix de son adversaire étaient devenus durs. Le ton, cruel. Le regard, de braise. Il s’agissait maintenant de jouer au plus fin et la demoiselle, contrairement aux apparences et aux idées reçues, était plutôt bonne à ce jeu-là.

L’homme venait de générer une nouvelle rafale. La demoiselle vit les archives métalliques s’élever dans les airs, et fondre sur elle. Elle eut juste le temps de faire une roulade de côté pour atterrir hors de portée des objets qui s’effondrèrent dans un grand fracas contre le mur qui quelques secondes auparavant se trouvait derrière son dos. Elle avait mal, mais elle s’efforçait de ne pas y penser. Elle reçut un éclat de béton au visage, l’éraflant le long de la joue droite. Le sang perlait légèrement. Aïleen était en mauvaise posture…

Cependant, elle avait un plan : voyant que la porte s’était arrachée de ses gonds, il fallait qu’elle en profite. Ses yeux étaient illuminés, chargés quasiment à bloc : Elle lança un rayon en direction du plafond juste au-dessus de son adversaire. Au contact de la matière bleue, le plafond blanc se fissura dans un grand fracas, et se perça. De grands morceaux s’effondrèrent alors dans la pièce… comme le jour où Aïleen avait découvert son pouvoir… Seulement cette fois-ci, son père ne serait pas là pour la sortir de la pièce.
Profitant du nuage de poussière que la chute du béton et du plâtre venait d’occasionner, elle eut juste le temps de courir hors de la pièce à travers le dédale de couloir.
Elle ne se dirigea pourtant pas vers la sortie et continua tout droit, tournant trois fois par delà les couloirs sombres, elle atterrit dans une cage d’escalier, où elle reprit son souffle.

*… Va en hauteur ! Va en hauteur !* Principe de base que son père lui avait enseigné.

N’écoutant que son cœur, faisant abstraction de la douleur, elle monta les marches quatre à quatre, sans faire attention au bruit qu’elle pouvait faire. Elle parvint ainsi au dernier étage de l’immeuble, juste avant le toit.
Aïleen s’adossa à un angle de mur, dissimulée dans l’ombre. Elle se pencha légèrement en avant pour voir si son adversaire arrivait. La migraine semblait être passée, cependant son épaule endolorie l’handicapait fortement.

Elle ne prêta néanmoins pas assez attention à l’angle qu’elle avait choisi, et n’avait pas vu l’ouverture qui se profilait dans l’ombre, derrière elle, la rendant vulnérable à une attaque surprise de ce côté-ci.
L’inconvénient du pouvoir d’Aïleen, et c’était ce qu’elle avait toujours pensé, c’était que si on la forçait à garder les yeux fermés, elle devenait quasiment inoffensive.

Adossée au mur, elle contrôla sa respiration pour s’apaiser un peu. Tout dans le corps, est lié à la respiration. Elle sentit son pouls se calmer doucement, et ferma brièvement les yeux pour se concentrer. Tout allait bien se passer… Il fallait qu’elle s’en sorte. Elle pencha la tête en direction du couloir qu’elle venait de traverser, mais ne vit rien, et n’entendit aucun son… Cependant elle avait affaire à très forte partie, et il était normal qu’elle n’entende pas un bruit de pas, vu son adversaire.
Ses yeux ne brillaient plus. Non pas qu'ils ne fonctionnaient pas, mais la demoiselle ayant expiée sa migraine, ils étaient redevenus de couleur normale.

La situation était tendue… Si Macha arrivait à présent, il lui faudrait du temps avant de parvenir à elle, et sans doute serait-il déjà trop tard à son arrivée.

Son coeur battait à présent à un rythme plus régulier, et la jeune fille sentait le CD dans sa poche de veste de cuir, au niveau du ventre.

La petite irlandaise se taisait, fixant le couloir qu’elle venait de parcourir, accroupie et dissimulée dans l’ombre de l’angle du mu, dos face à cette ouverture qu'elle n'avait pas surveillée davantage...
Elle n’était pas en situation de force, étant blessée à deux endroits.

Maintenant, Aïleen était dans l’attente…

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Declan Anderson

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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Sam 4 Déc - 0:19

Maintenant que le combat était bel et bien engagé, Declan ne faisait plus preuve de délicatesse. Il avait fait de son mieux pour que cette confrontation soit évitée mais l'entêtement qu'Aileen avait manifesté en retour n'avait eu pour résultat que de l'agacer. Il pouvait se montrer très patient pour certaines choses - au KGB, ses supérieurs l'avaient souvent envoyé en mission de surveillance ou d'infiltration, tâche qui demandait la plupart du temps de longues heures d'attente et de piétinement - mais il y en avait d'autres qui avaient l'irritaient facilement. Et l'idée qu'une petite jeunette puisse ainsi croire qu'elle pouvait mener la danse en faisait partie, elle ignorait totalement dans quoi elle baignait. Et d'un côté, il avait horreur que les choses ne fonctionnent pas comme il l'avait prévu.
Il se souvint de son père, son père qui lui disait que la patience avait du bon, que ne pas avoir tout, tout de suite était parfois plus utile que d'obtenir ce que l'on désirait trop rapidement. "D'abord, parce que tu seras satisfait d'avoir fourni toutes les efforts possibles." lui disait Rowan Anderson, alors qu'il se baladait des les rues de l'ancienne Leningrad avec son fils. Et aussi, parce qu'il pourrait alors comprendre certains points, en patientant, qu'il n'aurait pu comprendre avant. Et au niveau de la compréhension, Rowan n'était pas toujours très clair. Declan n'avait pas tout de suite compris pourquoi il lui avait un jour parlé des hyènes, du fait qu'elles attendaient patiemment leur tour avant de pouvoir manger, de terminer les restes laissés par les lions et les guépards. Ce ne fut que plus tard, longtemps après la mort de son père, qu'il comprit ce qu'il avait voulu dire dans ses grandes explications abracadabrantes. Il était parfois bon de rester derrière la scène, de passer inaperçu et de faire le sale boulot, mais toujours de façon propre; et cependant de pouvoir également passer au stade supérieur. Une hyène attend son tour, discrètement, la plupart du temps. Elle fait le sale boulot d'éboueur mais contribue ainsi à garder la savane propre, mais lorsqu'il le fallait, elle devenait une excellente chausseuse qui ne lâche jamais sa proie, possédant les mâchoires les plus puissantes de tous les mammifères. Adulte, Declan était celui qu'on envoyait faire de la reconnaissance, en mission d'infiltration, récupérer discrètement des informations ou pour éliminer une cible de façon "clean", parce qu'il ne laissait aucune trace derrière lui. Et quand il le devait, il pouvait également devenir chasseur, dans le genre tenace. Décidément, son père était un drôle de gars. Un peu étrange, mais qui avait si bien su cerner son fils unique alors que ce dernier n'avait pas su voir l'homme qu'était son père en réalité. Declan n'avait jamais pensé qu'il pouvait baigner dans la mafia russe avant qu'il ne se fasse assassiner sous ses yeux, et appris plus tard qu'il était doué de télékinésie. L'ancien agent du KGB lui en avait voulu, simplement parce qu'il lui donnait des leçons de vie qui ne collaient pas avec l'existence qu'il menait en parallèle de celle qu'il prétendait avoir. Une vie de famille et un travail convenable, un homme respectable sous toutes les coutures. Un vie qui n'était en réalité qu'une chimère.

Flottant toujours dans les airs, Declan régulait le tourbillon qu'il avait créé, espérant qu'il se serait suffisamment fait comprendre auprès de la gamine afin qu'elle capitule et que tout se termine là. mais visiblement, elle ne voulait rien savoir. Il la vit esquiver un meuble, tenter de ne rien se prendre dans la figure. À un moment, il crut même apercevoir une traînée rouge sang sur sa joue... Jusqu'à ce qu'un nouvel éclair, lancé en direction du plafond, illuminât à nouveau la pièce. Cette fois-ci, le Russe était préparé. Par un réflexe dont il ne se serait plus cru capable en raison de la cinquantaine approchante, il fit glisser dans un souffle la porte arrachée de son encadrement au-dessus de sa tête afin de se protéger la tête. Cette manœuvre lui évita de se faire fracasser le crâne par une lourde plaque de plâtre mais le choc engendré sur la porte fit faillir le Russe qui retomba violemment à terre, son dos heurtant une caisse elle aussi retombée sur le sol en même temps que lui et tous les autres objets en lévitation.
Le choc, la douleur lancinante comme celles qui, semblables à un éclair, coupent le souffle. Declan eut, un instant, la sensation d'avoir la cage thoracique coupée en deux, de ne plus pouvoir avaler l'air qu'il savait si bien manier. Il serra les poings, laissa s'estomper la douleur puis lâcha un grondement de lion furieux. Il prit appui sur la caisse sur laquelle il s'était écroulé pour se remettre sur pieds et fit quelques pas qui lui arrachèrent une grimace de douleur. C'était comme si son diaphragme et ses côtes n'étaient plus capables de laisser la place à ses poumons pour qu'ils puissent se remplir d'oxygène, comme s'il avait oublié comment faire pour inspirer, comme cette douleur tenace sous son plexus refusait de le laisser respirer... Mais Declan avait appris à surmonter sa douleur et il s'élança dans le couloir sombre à la poursuite de sa jeune adversaire, ses longues jambes souples le portant malgré le fait qu'il ait encore mal.

Le Russe stoppa net lorsque le couloir le mena à un croisement. Il craignit un instant que la fille se soit enfuie au-dehors afin de retrouver ses deux coéquipières et les X-Men. Un sentiment de rage et de frustration intense l'envahirent alors mais il s'obligea à garder son calme et sa lucidité, il ne parviendrait à rien si son calme légendaire laissait la place à la colère. Il avait toujours su la réprimer suffisamment pour qu'elle n'influence pas ses actes mais ce n'était jamais chose simple. Le bâtiment était plongé dans la pénombre, la lumière blafarde des lampadaires postés dans les rues tombait sur le lino, écartant les ombres pour mieux les pousser dans des recoins qui lui seraient utiles, mais qui pouvaient aussi être d'un certain secours si la fille était toujours dans le bâtiment silencieux. Très silencieux. Le Russe ferma les yeux et tendit l'oreille, écartant légèrement les doigts pour sentir un très léger flux d'air qui pouvait facilement passer pour un courant d'air "naturel" et non engendré par le mutant. Grâce au silence et à son don, il perçut l'écho de semelles quelque part au-dessus de lui. Il n'aurait pu situer exactement la personne, mais c'était déjà une bonne chose. Elle était toujours dans le bâtiment.
Alors, Declan retrouva ses vieux réflexes d'agent secret. Elle voulait jouer à cache-cache, très bien. On allait rire, si c'était cela qu'elle voulait. Avec un demi sourire moqueur, il s'éleva de quelques centimètres au-dessus du sol afin d'éviter de se faire entendre dans ce silence de cimetière digne des meilleurs films d'horreur. L'oreille attentive, le regard en alerte et l'esprit en éveil, l'homme avançait lentement dans le dédale sombre que formaient les couloirs et les étages de l'immeuble désaffecté, évitant les taches de lumière sur le sol et glissant dans l'ombre tel un spectre malveillant. Retrouver Aileen sans se faire entendre ne serait pas chose facile, l'immeuble était grand, possédait plusieurs étages et Dieu seul savait combien de pièces qui auraient pu lui servir de cachette. Il fallait la retrouver rapidement et cependant sans se faire remarquer afin de ne pas la faire fuir trop rapidement. Elle ne devait pas lui échapper, il avait besoin de ce CD.
Le Russe fouilla minutieusement les trois premiers étages sans trouver celle qu'il poursuivait, usant discrètement de son pouvoir pour tenter de mieux entendre un quelconque bruit qui trahirait une présence humaine autre que la sienne. Il se doutait bien qu'elle devait à présent se méfier de chaque courant d'air, de chaque sifflement que produisait le vent qu'il contrôlait. Lui-même était constamment sur ses gardes s'attendant à la voir soudainement surgir derrière lui, jaillissant d'un recoin qu'il n'aurait pas remarqué. Rien ne bougeait, dans aucune des pièces. Pas trois fois, il crut percevoir un son et surgit dans une pièce qui se révéla malheureusement vide.
Il ne sut combien de temps il chercha, c'était à en devenir fou. Les nefs constamment sur la défensive, l'attention jamais relâchée, ce silence pesant qui accompagnait chacun de ses mouvements, l'ombre qui épousait ses formes... Au bout d'un moment, il se demanda même s'il n'avait pas imaginé ces échos de pas dans les étages, car si la fille avait à nouveau bougé, il l'aurait entendue. Et depuis, il n'avait plus rien perçu. Declan devait d'abord être certain que l'immeuble était vide mais peut-être que la miss cachait un autre tour dans sa manche, en plus de celui de cracher de l'énergie par ses yeux. C'était un désavantage de ne pas connaître son ennemie et il ne savait pas ce qu'elle pouvait lui réserver. Il commençait à tourner en rond et à être irrité par ce petit jeu stupide, tout cela pour un CD ! Mais cependant, il fallait bien avouer que c'était l'une des choses qu'il faisait du temps du KGB, bien que les enjeux de ses missions aient été autrement plus délicates que cette traque. Le quatrième étage devait être tout aussi vide que les trois précédents et Declan songea que Crapaud devait se demander ce qu'il trafiquait, mais le Russe était plus doué pour ce genre de choses que pour poser des bombes et semer le chaos. Il n'était pas un lion, il n'occupait pas le devant de la scène. Non, lui son domaine c'était le boulot plus délicat, celui auquel on ne faisait pas attention parce que ce n'était pas spectaculaire. Une lionne en pleine chasse était un spectacle incroyable à voir, mais une hyène qui s'occupe de la carcasse à la fin du show, on n'y faisait même plus attention.

À l'instant précis où il songea à quitter le bâtiment, Declan perçut enfin un son inaudible pour quiconque n'aurait pas une ouïe sur-développée ou, comme lui, le pouvoir d'entendre des sons lointains grâce à l'air, au vent. Un léger soupir, un faible souffle régulier, plus très loin. Les pieds frôlant à peine le lino, il monta sans bruit les escaliers menant au dernier étage, le cinquième. Il devait se montrer encore plus prudent qu'il ne l'était déjà, comptant jouer sur l'effet de surprise. Jouant toujours sur les ombres pour le dissimuler, il s'efforça d'avancer lentement tout en oubliant la douleur sourde qui le tenaillait à la poitrine, bien qu'elle soit moins intense qu'au moment du choc. Avec d'infinies précautions, Declan s'approcha silencieusement d'un angle de mur, là ou la respiration régulière d'Aileen lui parvenait. Elle tournait le dos à une ouverture plongée dans l'ombre, celle où il se trouvait, et qu'elle ne devait pas avoir vue. Il se préparer mentalement, car il devait agir très rapidement et tout d'un même mouvement fluide. Declan était un ancien agent du KGB très bien entraîné et même si les services secrets russes n'existaient plus depuis vingt ans, il n'avait rien oublié. Il était sportif et bosser pour la Confrérie l'avait plutôt bien conservé. Bon, il avait peut-être 46 ans mais n'empêche qu'il se tenait encore bien.
Alors, sans hésiter, il bondit sur sa jeune proie, sans un seul bruit. Il la saisit par la veste, lui bloqua les bras tandis que son autre main plongea dans la poche de la veste de cuir pour saisir le CD entre ses longs doigts. Puis, d'une rafale de vent, il projeta la jeune fille un peu plus loin en tentant de ne pas être trop brusque. Il le lui avait dit, il ne tenait pas tant que cela à la malmener réellement.


- Bien joué, ma chère. Très bien joué, ricana-t-il d'une voix moqueuse, un rictus sur les lèvres, mais sachez que je ne lâche jamais prise. Jamais.


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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Sam 4 Déc - 23:42

Aïleen n’avait encore une fois rien vu venir. Elle s’était focalisée sur les bruits plus qu’autre chose, et le silence de mort qui régnait dans le bâtiment lui avait glacé le sang. Rien, pas un chat, pas un rat… De l’ombre, rien que de l’ombre… Une bise glaciale vint souffler en ces lieux, se rajoutant au lugubre de l’endroit. Les lampes vacillaient dans le couloir, et la lueur blafarde de la lune se reflétait sur l’écran plastique du linoléum terne que les membres de Triskella avaient du foulé des jours et des jours durant avant de déserter. Car il devait bien s’agir de cela : Il n’y avait pas âme qui vive, tout semblait vide, désaffecté, comme si personne n’avait fréquenté cet endroit depuis plusieurs années. Années ? S’agissait-il réellement d’années ? Pourquoi pas de mois ? Certes, la surface laissait à penser qu’il y avait bien longtemps que personne n’était venu s’aventurer en ces lieux. Mais une seconde hypothèse aurait pu être amenée, à savoir qu’un événement récent, dangereux, imprévisible et empli de conséquence, ait pu pousser les habitués de ce building à prendre la poudre d’escampette… Comment vérifier ? Quels éléments étaient à prendre en considération ? … Si le narrateur de cette histoire l’avait voulu, il n’y aurait sans doute pas tant de secrets ; jamais cette mission n’aurait eu lieue, jamais Cyclope n’aurait envoyé des élèves en missions, et jamais Aïleen ne se serait retrouvée seule dans cette position.

N’ayant pas assez surveillé ses arrières, elle ne put lutter quand son adversaire la prit par surprise. Avant même qu’elle ait eu le temps de faire un geste, il lui avait bloqué les mains, s’était emparé du CD en plongeant la main dans la poche de la veste d’Aïleen, et dans un même élan, aidé de son pouvoir, l’avait envoyée valser plus loin. Le vent souffla la demoiselle qui roula sur le sol avant de se cogner contre le mur du couloir opposé, laissant la blondinette face contre terre, le corps endolori. Son épaule la fit souffrir et elle eut le sentiment qu’un pieu lui avait transpercé le trapèze, tant la douleur la déchirait. D’autre part, une autre n’allait pas tarder à se faire sentir… La jeune fille voulu s’appuyer sur ses bras pour se redresser, mais son bras gauche se déroba sous son poids. Elle étouffa un juron : son poignet gauche semblait se refuser à toute charge. Elle y jeta un bref coup d’œil et devina, malgré l’épaisseur de la veste de cuir, qu’il devait être enflé. Elle avait totalement échoué cette fois… Son agresseur s’était emparé du CD qu’elle avait trouvé, elle était coupée au visage, devait s’être luxée l’épaule droite, et voici qu’à présent son poignet faisait des siennes. Elle n’osa s’imaginer le regard que son père lui aurait lancé à cet instant précis. : aurait-il été en colère ?... Elle ne pouvait se le figurer car jamais il ne l’avait grondée, à part cette fois unique, où la jeune fille avait dépassé les bornes. Non, la tristesse aurait sans doute envahi son visage : voir son propre enfant mis en défaite par un individu aussi expérimenté n’aurait été pour lui qu’une torture de plus.

Alors que la jeune cherchait à se relever, s’appuyant sur son bras droit, le gauche s’étant replié contre sa poitrine dans un réflexe d’auto-protection, la jeune fille entendit Declan lui lancer, sur un ton goguenard et pédant, que c’était « bien joué »… Bien joué ? Question de point de vue : elle s’était faite avoir comme un débutant, et pour cela elle s’en voulait. Voici qu’elle était sérieusement amochée, à la merci de cet individu. Le regard au sol, le visage et la mâchoire crispés à cause de la douleur qui lui parcourait l’épiderme, la jeune fille décida de braver le sieur Anderson : Elle n’était pas vaincue, pas encore.

« A charge de revanche… Pourquoi ce Cd vous interesse-t-il tant ? Vos photos de vacances sont dedans ?...»

De la provoc’, oui et alors ? Chacun masque son inconfort et ses sentiments comme il le peut. Aïleen avait sa méthode, plus ou moins recommandée, c’est un fait.

Dans un ultime effort, mais sans chercher de contact visuel, elle se redressa, et appuya son dos au mur, un genou replié. Elle voulait gagner du temps, elle voulait comprendre, savoir pourquoi elle venait de se battre, pourquoi elle se retrouvait dans cet état. Engager la conversation, rebondir le temps de charger ses yeux et retourner à l’assaut quitte à en sortir dans un état plus piteux que maintenant.

Grimaçant légèrement, elle s’aida du mur pour se redresser, se concentrant pour oublier les chocs et la douleur qui l’habitait. Elle écoutait son environnement, le regard toujours tourné vers le sol. Elle percevait des bribes de sirènes lointaines, le vent lugubre et froid qui hantait ce lieu, ainsi qu’une respiration contrainte, presque asthmatique : c’était le souffle de son adversaire. Il avait du être atteint lors de l’éboulement par quelque objet, ou plaque de plâtre, lui occasionnant une pression au plexus, et par conséquent une respiration plus pénible, voir caverneuse. Notre amie, savait se montrer désinvolte, impertinente et audacieuse quand elle le désirait, et dans son état actuel, elle ne comptait pas se priver de se montrer goguenarde elle aussi. Certain diront qu’il s’agit là d’un réflexe d’auto-défense, d’autre de folie pure et simple… Pour Aïleen, cela signifait qu’elle était toujours de ce monde, toujours de ce temps, et ainsi voulait signaler à son adversaire qu’ils n’en avaient pas fini, qu’elle ne renoncerait pas.

« Une question, Monsieur l’aérokinésiste… Vous êtes devenus asthmatique ou c’est l’âge qui vous rattrape ?.... »

Elle brava alors le regard de son adversaire, debout, adossée au mur, la soulageant ainsi quelque peu de sa peine et répondit à sa goguenardise par un sourire provocateur.
Il lui fallait faire vite, mais vu son état, la vitesse n’était plus son fort. Ses yeux commencèrent à scintiller, mais n’étaient pas assez chargés pour attaquer. Si son adversaire voyait juste, elle finirait au tapis d’ici quelques secondes si jamais il s’approchait pour la maîtriser et lui masquait le regard de force.
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Macha O'Toole
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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Dim 5 Déc - 19:55

Sur les lieux mêmes de l'incendie, Macha ne chômait pas. Les pompiers faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour maîtriser et éteindre l'incendie et ce n'était pas avec son pouvoir de géokinésie qu'elle pouvait les aider dans ce sens. Elle ne voyait pas comment elle pouvait se rendre utile et comment retrouver de quelconques indices, ne sachant pas vraiment ce qu'elle devait exactement chercher. Sa combinaison lui tenait chaud, trop chaud même. Elle s'était rapprochée considérablement de l'immeuble et la chaleur des flammes l'atteignaient de plein fouet. L'intrépide jeune femme se sentait oppressée par un sentiment d'urgence et par son inépuisable énergie qui la poussait littéralement à l'action, elle savait qu'elle devait agir rapidement si elle ne voulait pas que les derniers et potentiels indices ne partent en fumée.
*Agir rapidement. Il faut faire quelque chose, et vite.*
Macha ne supportait pas de rester inactive tandis que les autres se démenaient devant elle. Alors, sans vraiment réfléchir plus loin, elle leva légèrement les bras de côté, paumes des mains tendues vers le sol et ferma les yeux pour mieux se concentrer. Canaliser son énergie, faire de ses sentiments une force et non un blocage. Inspirant et expirant profondément, régulièrement, elle concentra toute son énergie dans ses mains, puis tout son corps se tendit, ses traits se crispèrent sous l'effort que lui demandait son pouvoir. Un craquement sourd se fit alors entendre sous ses pieds : le bitume se morcelait peu à peu, comme une vitre sur laquelle on aurait lancé violemment une balle de tennis. Sous le goudron, il y avait terre et roche. Rapidement, Macha se retrouva soulevée par un bloc composé de terre, cette terre qui était sous son contrôle total. Grâce à ce nouveau "moyen de transport", elle put ainsi pénétrer dans le bâtiment encore en proie aux flammes malgré l'interpellation des pompiers, et ce sans avoir à marcher sur un sol brûlant.
Dans cet univers de chaleur intolérable et de lumière vive, Macha ne voyait pas grand chose et ne sut pas non plus comment elle aurait pu trouver quoi que ce soit. Elle n'eut d'ailleurs pas à y penser plus longtemps car elle entendit soudainement la voix d'Aileen dans son transpondeur.

« Macha rejoins-moi aux arch….»

L'Irlandaise l'entendit assez mal à cause du ronflement des flammes qui l'entouraient et du grésillement qui accompagnait la voix de sa compatriote. Un grésillement qui ne signifiait qu'une seule chose : le transpondeur de son amie fonctionnait mal, voire même plus du tout. Il n'en fallut pas plus à Macha pour faire demi-tour et sortir en trombe de l'immeuble sur son rocher. Elle n'avait perçu la fin de l'appel mais en avait compris l'essentiel : Aileen avait besoin d'aide. Son transpondeur aurait parfaitement bien fonctionné si elle avait été seule, il ne se serait pas cassé tout seul, donc c'était bien un appel à l'aide qu'elle lui avait envoyé.
Quittant les lieux de l'incendie, l'Irlandaise fila dans les ruelles sombres sur son bloc de terre, de roche et de béton, à la recherche du bâtiment dans lequel son amie était entrée. Bientôt, elle le vit et y entra à son tour, à présent glacée par l'effroi de ce qui aurait put arriver à Aileen. Qui donc avait-elle bien pu rencontrer dans ce bâtiment sombre et désaffecté ? Elle espérait de toutes ses forces que ce n'était pas quelqu'un de la Confrérie et qu'Aileen avait pu se mettre au moins à l'abri depuis le moment où elle avait lancé son appel. Macha savait que son amie ne se laissait pas faire et qu'elle était habile avec son pouvoir mais ne savait-on jamais. Lorsqu'elle pénétra enfin dans le bâtiment, la jeune femme ne vit que de la pénombre, n'entendit rien d'autre qu'un épais silence. Cela lui fit bizarre après les dix minutes qu'elle avait passées dans l'immeuble en feu. À présent, elle se sentit frissonner, à la fois par la brusque changement de température chaud/froid et par l'inquiétude. Elle s'attachait très rapidement aux gens et s'il arrivait quoique ce soit à Aileen, elle se sentirait coupable de l'avoir laissée toute seule et de ne pas être arrivée assez rapidement pour la secourir. Peut-être Cyclope avait-il raison de penser qu'elles n'étaient peut-être pas encore suffisamment prêtes pour ce genre de missions, peut-être était-il encore trop tôt...

Perché sur son bloc de terre, Macha resta un instant immobile et tendit l'oreille, le souffle comme figé dans sa poitrine. Il n'y avait aucun son, aucun mouvement perceptibles, rien qui ne puisse indiquer ce qui se passait entre Aileen et son agresseur, rien qui ne puisse indiquer la position de l'Irlandaise aux cheveux dorés à sa compatriote aux cheveux noirs dans ce dédale de couloirs. Et rien qui ne puisse trahir la présence de cette mystérieuse personne qui s'en était prise à une élève de l'Institut.
Flottant sur son support qu'elle contrôlait toujours, Macha se dirigea silencieusement dans les couloirs du rez-de-chaussée pour découvrir ce qui s'était passé. Elle gardait l'oreille à l'affût mais n'entendait strictement rien... Aileen, dans son appel, avait parlé des archives et c'était donc ce que cherchait son amie. C'était le point de départ qui pourrait lui indiquer ce qui s'était passé, lui donner une idée de l'état d'Aileen. Très vite, elle trouva la fameuse pièce, ce qui ne fut pas difficile compte tenu de l'état dans laquelle elle se trouvait. C'était comme si une bombe avait explosé : la porte avait été arrachée de ses gonds, le plafond s'était écroulé, laissant du plâtre et de la poussière blanche partout sur le sol, tandis que toutes les armoires et toutes les caisses que contenait cette pièce étaient renversées de part et d'autres de la pièce. Un véritable chaos à faire froid dans le dos.
Macha sauta de son tas de terre et inspecta plus minutieusement la pièce. Quelques infimes gouttes de sang tachaient un meuble mais apparemment, la personne qui avait été blessée - que ce soit Aileen ou son agresseur - ne se vidait pas de son sang car il n'y en avait pas en grande quantité et elle n'en vit nulle par ailleurs dans la pièce ou même dans le couloir. C'était une bonne chose s'il s'agissait d'Aileen car elle ne courait pas le risque de perdre tout son sang d'ici à ce que Macha la retrouve, mais s'il s'agissait de l'agresseur, cela signifiait qu'il était encore en bon état, en état de se battre.


- Oh, Aileen... Que t'est-il donc arrivé ? Où es-tu donc passée ?

Le cœur battant la chamade, Macha se sentait effrayée et angoissée par le sort de son amie. Elle remonta sur son support de terre et, tendant les bras, repartit dans le couloir à la recherche de sa coéquipière. Il fallait qu'elle se dépêche, sentant l'urgence lui serrer la poitrine et une goutte de sueur froide lui couler le long de l'échine. Elle avait été tentée de l'appeler mais suivant dans quelle situation elle se trouvait, Aileen n'était peut-être pas en état de lui répondre afin de lui indiquer où elle se trouvait exactement. Et pire, cela pouvait alerter celui - ou celle - qui s'en était pris à elle et ce serait cette personne qui accourrait la première. Et si elle était puissante et expérimentée, ce ne serait sans doute pas Macha qui pourrait lui faire face. Macha s'abstint donc de crier le nom de son amie et, gardant le silence, d'appliquer la bonne vieille méthode de recherche.
Au premier étage, elle ne trouva rien d'intéressant. Dans l'un des couloirs, elle passa devant un miroir et, dans la pénombre, crut d'abord voir un fantôme. De longues mèches de cheveux d'un noir d'encre s'étaient échappées de se queue-de-cheval, encadrant son visage à la peau si pâle que cela formait un contraste saisissant. Ses lèvres minces étaient pincées et ses yeux d'un gris si clair au regard alarmé ne venaient même pas ajouter un semblant de couleur à l'ensemble... Le silence qui régnait dans l'immeuble désaffecté ne faisait qu'accroître le trouble et l'inquiétude qui oppressaient la jeune femme. On se serait cru dans un film à suspens, même dans un film d'horreur. Un très bon film d'horreur, même. Macha n'entendait rien d'autre que les battements de son propre cœur, se demandant soudain si Aileen ne s'était pas faite enlever... Ou même pire...

_________________
~*Gaïa*~

Gach rud a thagann leis an té a fanann.




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Declan Anderson

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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Dim 5 Déc - 21:14

En voyant sa jeune adversaire se redresser avec de grandes difficultés, sans doute était-elle touchée à l'épaule, Declan fut désolé pour elle que les X-Men aient été réduits à demander de l'aide à leurs propres élèves. Lui-même n'avait jamais eu d'enfants, ne s'étant jamais senti l'âme d'un père de famille, mais s'il en avait eu et qu'il les avait envoyés à l'Institut Xavier, il n'aurait pas apprécié le fait qu'on les envoie ainsi en mission et risquer leur peau. Il éprouvait une légère compassion envers la jeune Aileen mais d'un autre côté, sans doute s'était-elle portée volontaire pour cette mission. Connaissant le noble Cyclope, Declan ne doutait pas que le X-Men n'aurait jamais envoyé en mission un élève qui n'avait pas l'âme d'un héros.
Droit sur ses jambes, la respiration hachée, Declan ne quittait pas la jeune fille du regard, attendant qu'elle se soit complètement relevée pour tenter quoique ce soit d'autre. Il n'allait quand même pas passer pour le méchant qui aurait la fourberie et la lâcheté de frapper un ennemi à terre. Bon, après cela dépendait de la situation mais dans ce cas, il pouvait bien se permettre cette galanterie. Il se rapprocha un peu, tel le prédateur qui s'apprêtait à achever sa proie, toisant la jeune femme de son regard froid. Il n'avait plus aucune envie de sourire, trouvant une telle bravoure complètement idiote. C'était bien là les X-Men, fiers et courageux jusqu'au bout... Écœurants. Le Russe ne faisait pas preuve du même courage. Lui, il avait le courage de mener à bien des missions que les X-Men refuseraient de faire, mais ils n'avaient évidement pas la même vision des choses que lui, ce qui empêchait toute compréhension entre eux.


- Des vacances ? Voilà longtemps que je n'ai plus eu le loisir d'en prendre, répliqua Declan sans se montrer offusqué.

Il était clair qu'elle voulait le provoquer et il ne tenait pas à rentrer dans son jeu. Il en fallait assez pour qu'il se mette réellement en colère. Lorsqu'il l'était, Declan ne hurlait pas, ne se mettait pas hors de lui. Il était plutôt du genre à faire sentir qu'il était énervé d'une voix pleine de colère froide mais sans pourtant l'élever. Bien plus efficace que de véritables hurlements enragés ou une réaction agressive. Soit il en fallait beaucoup pour qu'il pète un câble, soit il fallait toucher un véritable point sensible. Mais malgré les apparences, le Russe était asse difficile à cerner. Il avait certes donné quelques petites choses sur lui à Aileen mais il y avait tant de choses qu'elle ignorait... Et à moins qu'elle soit télépathe - ce qui n'était visiblement pas le cas - elle ne saurait jamais rien de sa vie, de son passé.

- Ma santé et ma forme physique sont parfaites, n'en doutez pas, coupa-t-il d'un ton plus dur. Non, c'est à vous que je dois cette douleur au sternum. Malgré votre maladresse, vous m'avez lancé un joli coup, je le reconnais. Cela passera tout seul, je ne m'en fais pas.

Declan glissa le CD dans une poche intérieur de son long manteau de cuir et eut un rapide sourire narquois. Maintenant qu'il l'avait récupéré, il fallait terminer les choses. Terminer le boulot proprement, ne pas laisser de traces. Un méchant "traditionnel", celui qui aime tuer dans le sang et la violence, se fiche pas mal de laisser une véritable boucherie derrière lui. Mais qui dit boucherie dit preuves et indices, alors qu'un bon nettoyage ou un meurtre "propre" permettait de brouiller les pistes et de se laisser un peu de temps pour se planquer ou fuir. Il lui serait si facile d'ouvrir une fenêtre, de provoquer une rafale et d'envoyer ce corps délicat et fragile par dessus la rambarde... Pas de sang, aucune trace d'ADN ou d'empreinte digitale, pas d'arme... Simplement une nuque brisée sur le bitume.
Tournoyant toujours devant la jeune fille qui s'était finalement remise sur pieds, le visage plus dur et plus glacial que jamais, le Russe ne ressentait plus aucune compassion. Elle était jeune, mutante, et il était désolé d'en arriver à une telle extrémité mais il devait le faire. Levant les bras, il leva une nouvelle rafale qui ouvrit violemment la fenêtre la plus proche et qu'il dirigea sur Aileen...


- Je suis désolé d'en arriver là, jeune Aileen, déclara-t-il. Mais vous laisser en vie serait une grave erreur de ma part. N'ayez crainte, je laisserai votre corps en bon état afin que vos parents n'en soient plus effondrés...


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Aïleen O'Connell
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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Lun 6 Déc - 15:56

Aïleen était dans une situation critique. Declan lui faisait face et n’avait nullement l’intention de la laisser s’enfuir. Bien au contraire, et cela pouvait se comprendre : elle connaissait son nom, avait néanmoins pu découvrir quelques informations concernant les agissements de Triskella : des expériences sur des mutants… Ce qui pouvait être une justification quand aux divers incendies et autres événements divers qui avaient éclatés dans le courant de la nuit.
Lorsque Aïleen avait bravé le regard de Declan, ce dernier avait réagi à sa remarque : Elle lui avait causé une blessure au thorax… Elle en était responsable. Si le moment n’avait pas été aussi peu avantageux pour Aïleen, elle s’en serait sans doute réjouie, mais les chose étant ce qu’elles sont, le sourire profond, symbole de victoire n’était pas au programme… Vraiment pas au programme. D’autre part, le ton dur et cassant qu’avait employé son adversaire, laissa penser à la demoiselle, qu’il était en proie à une certaine amertume… Qui ne le serait pas après s’être fait mener en bateau par une gamine de 30 ans de moins que lui ! Mais il n’y aurait pas de compassion, pas même du côté d’Aïleen.

« Merci pour le « joli »… Vous me voyez navrée de vous avoir causé tant de peine… »

Elle vite Declan glisser le CD qu’il venait de lui subtiliser dans une poche intérieure à son manteau de cuir. Elle ne pourrait pas le récupérer, ce n’était plus envisageable. L’affrontement touchait à sa fin. Cyclope avait été contraint de les envoyer en mission, et quand il la verrait rentrer en si piteux état, sans doute serait-il déçu, et se blâmerait lui-même d’avoir envoyer les jeunes filles qu’elles étaient au combat. Un combat face à un ennemi qu’elles ne connaissaient même pas et qui aurait très bien pu les liquider « ni vu ni connu », touchant ainsi directement le X-men au cœur, en pleine poitrine, là où le mutant aux yeux de braise était le plus vulnérable.

Le maître de l’air lui faisait face, et sans sourciller, il leva les bras. La fenêtre la plus proche s’ouvrit dans un grand fracas. Une bourrasque de vent avait brisé en mille morceaux les vitres, et ces débris tombèrent au sol en une pluie au tintement mélodique et présage de mauvaise augure. En effet, il ne comptait pas laisser de trace de son passage.

« N'ayez crainte, je laisserai votre corps en bon état afin que vos parents n'en soient plus effondrés... »

Ses parents ? Son père était effondré depuis la disparition de sa mère. Il avait eu beau lutter, cacher ses émotions à sa fille, elle le savait pertinemment. Mais maintenant, cela faisait des mois qu’elle était sans nouvelle de lui, ce qui ne présageait rien de bon, cela Aïleen en était sûre. Elle ne comptait pas se laisser démonter pour autant. Son épaule et son poignet étaient peut-être touchés, mais la jeune fille avait encore ses yeux, ses jambes et son poing. Couper l’arrivée d’air, passer au corps à corps… Suicidaire, peut-être, mais ainsi pourrait-elle essayer de gagner du temps.

Elle ferma les yeux un court instant et visualisa l’intégralité de l’espace où ils se trouvaient. A fenêtre était au bout du couloir, l’arrivée de l’escalier qu’elle avait emprunté était à l’autre bout de ce dernier. Elle allait puiser de l’énergie au seul endroit où son corps en conservait en masse : le nerf optique.

Promptement, elle tourna la tête et lança une décharge au dessus du chambranle de la fenêtre : le plafond s’écroula, entrainant dans sa chute, et cela Aïleen ne l’avait pas prévu, le château d’eau qui tenait sur le toit.
Le sol et les murs se mirent à trembler, la fenêtre disparue dans l’éboulement, et le château à présent à leur étage n’allait pas tarder à déverser ses 300 litres d’eau dans le couloir comme un flot puissant et dévastateur.

La jeune fille n’en revenait pas. Sa bonne étoile devait être revenue ! Profitant du chaos qu’elle venait de provoquer, elle se avança rapidement vers Declan et lui asséna un coup de pied au thorax. Au contact de sa botte et du corps du Russe, elle sentit quelque chose se briser… La poche avec le CD…
Elle pivota et recommença de nouveau.

La demoiselle aurait pu en donner un troisième, quand un craquement sonore se fit entendre : le chapeau du château venait de céder, et les flots venaient de se libérer dans le couloir du bâtiment. Elle vint frapper les deux individus violemment, et les entraina avec elle en direction de la cage d’escalier.

Aïleen perdit de vue son adversaire et se sentit emportée avec violence par le courant. Elle atterrît dans la cage d’escalier, où le niveau d’eau baissa d’un coup, dévalant les marches et descendant chaque étage. Les flots tumultueux la projetèrent contre un mur, et elle se retrouva sur le sol. Son épaule la faisait souffrir, son poignet était inutilisable, mais l’eau avait lavé le sang de sa joue, ne lui laissant plus que l’éraflure.

La jeune fille essayait de se relever. Elle était descendue entre le 3° et le 4° étage, emportée par le courant. Et ne savait pas où se trouvait son adversaire…
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Macha O'Toole
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Macha O'Toole

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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Lun 6 Déc - 20:15

Subitement, Macha entendit du bruit plus haut, dans les étages supérieurs. Sans y réfléchir à deux fois, elle se lança à toute hâte dans la cage et atteignit le 3ème étage. Il y avait du grabuge, là-haut, ils n'y allaient pas de main morte. Après le silence plus que pesant qui paralysait les couloirs il n'y avait pas trois minutes, le tremblement qui secouait l'immeuble avait explosé comme une grenade. Mais que se passait-il donc ? On aurait dit qu'une tornade s'était précipitée à l'étage, que quelque chose s'était écroulé puis qu'un torrent assaillait l'immeuble. Désemparée, la jeune femme se demandait vraiment à quoi elle avait affaire ici. Son amie avait été prise au piège dans un immeuble désaffecté qui ne semblait pas l'être autant qu'il ne le paraissait, elle s'était lancée à sa recherche et maintenant un cataclysme semblait s'être déclenché...
Elle n'eut pourtant pas le loisir de s'attarder plus longtemps sur la question car un véritable geyser la propulsa loin de son socle de terre et la projeta avec violence dans les escaliers. Pendant quelques secondes, elle fut totalement secouée par les flots et but la tasse avant de se retrouver au bas des escaliers, désorientée. D'abord le feu, ensuite la terre qu'elle maîtrisait et à présent l'eau. On était en plein dans la mystique des éléments ! Macha reprit ses esprits au bout de quelques instants, puis se remit d'un bond sur ses jambes, essorant l'eau glacée qui imbibait sa longue chevelure d'ébène. La terre auparavant sous son contrôle avait également été emportée par l'eau lorsque la jeune mutante était elle-même tombée et était maintenant éparpillée un peu partout, gorgée d'eau et plus vraiment menaçante. Carrément inutilisable, et si elle devait se défendre, ce n'était pas dans cet endroit qu'elle trouverait facilement terre ou roche.


- C'est pas vrai ! gronda-t-elle alors dans un accès de mauvaise humeur, balançant un grand coup de pied dans une armoire à proximité.

"Gère ta colère, Macha. Calme-toi, ma grande, on dirait une petite bestiole exaspérée" aurait dit Tony, son frère jumeau, s'il avait été à côté d'elle, Macha pouvait presque l'entendre. Mais il n'était pas là et Dieu seul savait quand les jumeaux O'Toole pourraient à nouveau se voir. La présence de son frère aurait été un réel réconfort, à cet instant précis, il l'aurait aidée à y voir plus clair... Avec lui, elle aurait su quoi faire mais elle devait désormais se débrouiller toute seule et ce n'était pas simple pour elle de se retrouver sans personne alors qu'elle avait toujours eu le soutien indicible et inébranlable de son jumeau. Il ne lui avait jamais autant manqué qu'à cet instant...
*Non, ce n'est pas le moment de faillir, Macha. Une amie a besoin de toi,* se força-t-elle à penser, ravalant les larmes de désarroi qui commençaient à lui piquer les yeux. Et une O'Toole ne se laissait pas abattre comme cela, ils étaient coriaces dans la famille. La jeune femme redressa la tête et lança un regard circulaire autour d'elle afin de voir s'il y avait quelque chose - ou quelqu'un.
Une forme sombre juste en face d'elle, sur le palier entre le troisième et quatrième étage, une forme plus que familière. Le soulagement s'abattant sur ses épaules, Macha se précipita sur Aileen, voyant qu'elle avait mal à une épaule et une égratignure sur la joue... Elle l'aida à se relever et à descende les quelques marches pour revenir sur le troisième étage.


- J'ai eu ton message, que s'est-il passé ? s'exclama Macha, l'air grave et affolé à la fois. Ton épaule... ça va ?

Le regard inquiet, Macha interrogeait son amie en tentant de mieux voir si elle était vraiment entière. Mais très vite, un son de pas, lourds, se rapprocha d'elles. Avisant, une plante en pot non loin de là, plante qui n'avait plus vu d'eau et de soleil depuis bien longtemps, Macha revint sur ses gardes. Agitant une main, la plante tomba de son pot tandis que la terre dans laquelle elle était plantée lévita docilement vers la géokinésiste, prête à défendre chèrement sa peau et son amie.

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Dernière édition par Macha O'Toole le Ven 24 Déc - 16:05, édité 1 fois
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Aïleen O'Connell
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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Ven 24 Déc - 1:35

Aïleen avait dévalé les marches, ballotée par les flots, buvant la tasse, se heurtant avec violence contre les parois. Combien de temps dura cette glissade turbulente? Elle ne saurait le dire, mais notre petite blondinette était certaine d’une chose à présent : elle était véritablement en piteux état… Elle avait eu de la chance sur ce coup-là : un château d’eau… C’était bien sans le vouloir qu’elle en ait entrainé la destruction ! Dieu merci, il n’y avait eu aucun civil sur les lieux au moment de l’affrontement avec le russe… Le Russe ? Declan ! Elle l’avait perdu de vue le temps de sa chute…

La demoiselle tentait de se relever, mais elle était incapable de prendre appui sur son bras, tant la douleur au poignet était grande. Son épaule la faisait souffrir, et la douleur n’avait fait que redoubler lorsqu’elle s’était écrasée de tout son poids contre un mur, projetée avec puissance par le courant d’eau qu’elle venait de libérer par inadvertance.

*Aïleen… Lève toi…. Allez !...Relève-toi !...*

Soudain, elle sentit qu’on l’aidait à se remettre sur pied… Declan ? Le cœur de la jeune fille se mit à battre très fort contre sa poitrine… Elle laissa échapper un grondement de douleur. Elle avait mal… Si cela persistait, elle ne pourrait bientôt plus tenir debout.
Relevant doucement la tête, elle rencontra le visage de Macha. Macha, elle était venue à son secours. Elle avait sans doute reçu l’appel. Dans quelle histoire l’avait-elle embarquée ?
« Ma… Macha ? »

Elles avaient de l’eau jusqu’à mi-mollet… Aïleen n’avait vraiment pas raté son coup !
Sa compatriote avait l’air soucieuse et agacée, il est vrai qu’elle n’avait sans doute pas prévu de se retrouver submergée par les flots en entrant dans ce bâtiment… De toute façon, qui aurait pu s’imaginer pareil événement ! La jeune fille aux cheveux d’ébènes s’enquit de la santé d’Aïleen, seulement, il était hors de question qu’elle lui dise la vérité : Macha aurait sans doute insisté pour la laisser seule avec leur ennemi… Ennemi ? Où était-il d’ailleurs ?
Aïleen pressa le ton.

« Macha… Macha, il faut, il faut faire vite : Quelqu’un d’autre est sur le coup, un russe… Un pro. Il voulait des données sur Triskella dans les archives… Nous nous sommes battu, j’ai pu m’enfuir un temps durant, mais il m’a retrouvée et pris le Cd. J’ai réussi à me défendre, et j’ai pu briser le Cd dans sa poche. Il m’a balancée contre un mur, je voulais juste détruire un morceau du plafond… J’ai fais exploser le château d’eau… D’où la douche… Ce type est aérokinésiste… Il est trop fort pour nous, vite… »

Elle interrompit son discours. Un autre bruit s’était ajouté à celui de l’eau qui coulait sur les marches… Declan !
Rassemblant ce qui lui restait d’énergie, Aïleen se redressa, se plaça devant Macha, et regarda l’escalier, en direction des bruits de pas qui se rapprochaient.
Ses yeux venaient de se teinter d’un bleu sombre… Chose qui ne lui était jamais arrivée auparavant… un bleu océan, ténébreux inquiétant. Elle serra la mâchoire pour compenser la douleur qu’elle éprouvait.

« Cette douche vous a –t-elle été bénéfique, Monsieur Anderson ?... »

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Declan Anderson

Declan Anderson

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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Mar 28 Déc - 17:27

Declan ne s'était pas attendu à ce que la gamine réplique alors qu'elle était sous son emprise. Mais après coup, cela n'était pas étonnant, elle était jeune et énergie, animée par un puissant instinct de survie contrairement aux personnes plus âgées. Les loups ne s'attaquaient jamais à un jeune élan car ce dernier pouvait pleinement se défendre. Mais ils savaient qu'un vieil élan était plus facile à abattre car il n'en pouvait plus et se laisserait tuer plus facilement. Il aurait dû se souvenir de cette leçon de chasse que lui avait un jour donnée son vieux père. Un jour, Rowan Anderson avait emmené son fils à la chasse dans le grand nord, dans la glaciale Sibérie et pendant deux jours, ils avaient suivi la piste d'un élan mâle adulte, une vieille bête qui boitait, bon à être abattu. Tôt le troisième matin, Rowan avait réveillé Declan pour le presser de se remettre en route, car la bête n'était plus très loin. Dans une proche prairie, le vieil élan paissait d'un air traînant et fatigué. Declan sentait bien que l'animal arrivait au terme de sa vie, et à côté de lui, son père mettait son fusil en joue, prêt à tirer. Ce fut alors qu'une bande de loups jaillit de fourrés voisins et encerclèrent l'élan. Les loups n'attaquèrent pas de suite, fixant l'élan qui leur rendait leurs regards. Alors, ce dernier lança un mugissement fatigué et les loups lui sautèrent à la gorge sans que l'élan ne se défende. Rowan jura haut et fort, ces loups venaient de leur piquer leur trophée ! Mais Declan, alors âgé de dix ans, n'en croyait pas ses yeux : les loups et l'élan s'étaient mis d'accord pour que la tuerie ait lieu ! En fait, c'était logique. Ces loups efflanqués n'auraient jamais pu s'en prendre à un jeune mâle adulte sans risquer de graves blessures ou même la mort. Ce vieil élan n'en pouvait plus, et les loups avaient besoin de viande, les deux partis y trouvaient leur compte.

Et dans cet immeuble désaffecté qui était devenu leur champ de bataille, Declan avait momentanément oublié cette leçon que la nature lui avait donné trente-huit ans plus tôt. Jamais un prédateur n'attaquait un jeune, d'abord parce qu'il était beaucoup plus difficile à abattre en raison de sa vigueur et de sa force propre à sa jeunesse, et ensuite parce que le prédateur sait intimement qu'il fallait épargner les jeunes adultes afin de perpétuer l'espèce. Et le Russe avait oublié qu'Aileen était jeune, qu'elle ne tenait pas à se laisser tuer aussi facilement et qu'elle avait conscience de sa propre force. Il n'aurait jamais dû se montrer gentil, il n'avait pas l'habitude de laisser traîner ainsi le boulot qu'il devait accomplir. En temps normal, il y aurait déjà longtemps qu'il se serait débarrassé de la petite, il n'aurait su dire pourquoi il ne l'avait pas fait plus tôt.
Le vent glissant sous ses doigts, le Russe se tendit sous l'effort mais au moment précis où il se décida à agir, sa proie parvint à user de son pouvoir pour à nouveau viser le plafond. Ne s'y attendant pas, le Russe perdit le contrôle du vent et ne put empêcher la jeune furie se précipiter sur lui et lui assener deux coups de pied au sternum. Les coups le paralysèrent tandis qu'une violente douleur lui parcourut l'échine et l'empêcha de respirer. De petites taches de lumière blanche dansèrent devant ses yeux et un lointain grondement sourd, semblable à celui d'une cascade, lui parvint aux oreilles. Le plafond s'écroulait, sauf que cette fois-ci, il se trouvait sous les combles. Le château d'eau était emporté avec le plafond et Declan, dans un état de semi-inconscience brumeuse, sut qu'il lui fallait réagir s'il ne voulait pas finir noyé. Il se sentait incapable de bouger ou d'utiliser son pouvoir de façon suffisamment efficace pour se protéger des tonnes d'eau qui allaient lui tomber dessus. Il avait mal, trop mal. la douleur était fulgurante, lancinante et son cerveau ne semblait pas capable de penser à autre chose. Mais c'était sans compter l'instinct de survie.
Lorsqu'il sentit que l'eau commençait à se déverser sur l'immeuble, Declan parvint miraculeusement à créer une sorte de bulle d'air autour de lui et à l'empêcher d'avaler de l'eau lorsque les flots l'emportèrent dans les étages inférieurs. La chute lui parut interminable et apporta de nouveaux chocs à sa cage thoracique déjà bien endommagée. Heureusement que son inconscient avait réagi à temps, car le Russe ne se sentait pas en mesure d'user de son don de façon efficace dans les minutes à venir. Ignorant l'éprouvante douleur qui le faisait trembler, Declan s'obligea à se relever, non sans difficultés. Trempé de la tête aux pieds malgré le vent qu'il avait réussi à générer autour de lui, il fit quelques pas avec une horrible grimace. Il fallait oublier la douleur, la mettre de côté, la dissimuler à tout prix. Ce n'était pas le moment de jouer les chochottes, il en avait vu d'autres. Sale gamine ! Elle lui avait non seulement massacré le sternum mais en regardant dans la poche intérieure de sa veste, il découvrit qu'elle avait également détruit le CD. Contenant, un cri de rage, le Russe aperçut deux formes humaines non loin de lui. Quelle merde, l'une des amies de la blondinette, celle qu'elle avait tenté d'appeler grâce au transpondeur, avait pu recevoir le message puisqu'elle était là, à ses côtés. Grande, les cheveux noirs, le teinte pâle et énergique... Et celle-ci, dans un uniforme identique à celui d'Aileen, avait l'air en excellent état contrairement à son amie et à Declan.


« Cette douche vous a –t-elle été bénéfique, Monsieur Anderson ?... »

Leur faisant face, le Russe ne se sentait plus de supporter un sarcasme de plus. La colère bouillonnant dans son sang, il lui fallait quelques secondes pour soulever une bourrasque de vent glacial, typique des plaines de Sibérie. Il en avait assez, il fallait en finir.

- Tu es trempée, gamine. Tu ne voudrais quand même pas attraper une pneumonie ?

D'accord, c'était pas l'une de ses meilleures vannes, mais il était trempé et chaque respiration lui demandait une effort considérable. Mais il tenait debout, il était coriace.


Dernière édition par Declan Anderson le Mer 23 Fév - 2:07, édité 2 fois
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Macha O'Toole
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MessageSujet: Re: Info ou ennuis? (suite de Panique à NY Declan & Aïleen)   Mar 28 Déc - 22:47

Tout allait trop vite pour Macha, elle ne comprenait pas pourquoi Aileen était si paniquée. Son amie était blessée, épuisée et complètement trempée et affirmait qu'une espèce de fou furieux la poursuivait. La brune Irlandaise avait affronté des flammes et un torrent venu du plafond d'un immeuble en ruines mais apparemment, ce n'était pas grand chose face à ce que la blonde, elle, avait courageusement combattu. Cette dernière lui expliqua la situation en quelques lignes mais elle semblait vraiment stressée et Macha ne fut pas certaine d'avoir bien tout comprit. Aileen disait que le type qu'elle avait trouvé ici était un Russe, un "professionnel" qui pouvait contrôler le vent et qui n'y allait pas de main morte, un type bien trop fort pour elles. Il semblait rechercher la même choses qu'elles sur l'entreprise pharmaceutique qui avait été la cible du Crapaud cette nuit. Et si le Russe était un collègue du Crapaud ? Déjà, l'esprit de Macha tournait à toute allure, échafaudant des théories plus saugrenues les unes que les autres, mais elle devinait bien que ce n'était pas le moment de les exposer à sa compatriote.
Effectivement, elles avaient des problèmes plus sérieux. Le Russe était toujours là et ne les lâcherait sans doute pas. À la voix pressée d'Aileen, Macha devina que cet ennemi était tenace et ne devait pas aimer qu'on lui tienne tête. La jeune femme était aux aguets, ne tenant pas à ce que son amie combatte une fois de plus : la blonde en avait déjà vu de toutes les couleurs et Macha refusait qu'elle mette sa vie et sa santé physique plus longtemps en danger. Elle était ainsi, Macha, n'aimant pas que les gens risquent sa vie pour elle. Son caractère impulsif et son grand cœur la poussaient sans cesse à protéger les gens qui lui étaient chers et ce sans se préoccuper du danger qu'elle-même endurait. Elle savait qu'elle devait faire sortir Aileen de cet immeuble, elle était en trop piteux état pour affronter une fois de plus cet inconnu venu de l'Est. Macha était furieuse qu'on s'en soit pris à son amie et aurait voulu flanquer une bonne raclée à ce Russe mais elle usa de toute sa volonté pour se forcer à jouer de prudence. On n'était plus en cours de simulation, elles étaient dans la réalité et ne devaient pas risquer leurs vies.


- Aileen, tirons-nous ici immédiatement, intima-t-elle en prenant doucement le bras d'Aileen. Tu es blessée, il faut qu'on parte, tant pis pour le CD...

Malheureusement, elle n'eut pas le temps de faire un pas en arrière qu'un homme à l'aspect effrayant surgit devant elles. Grand, les épaules larges, le visage mal rasé et des yeux au regard implacable, il n'avait vraiment pas l'aspect de quelqu'un qui avait l'air de plaisanter. Macha eut un mouvement de recul tant cet homme l'impressionnait, comprenant qu'Aileen avait eut raison. Il devait être un vrai pro et ferait tout pour se débarrasser d'elles. Elle avait la trouille mais ne voulait surtout pas abandonner son amie et la laisser combattre une fois de plus. Il n'en était absolument pas question. Mais avant qu'elle n'ait eu le temps de réagir, Aileen s'était placée devant elle, ses yeux brillants d'une lueur bleue qui ne présageait rien de bon. Immédiatement, le Russe réagit et une violente bourrasque de vent glacial balaya le couloir dans lequel ils se trouvaient, ses propres yeux scintillants d'une lueur mauvaise. Vraiment, il ne plaisantait pas car lui aussi paraissait en mauvais état et cela décuplait sa colère. Du moins, Macha supposa qu'il était fou de rage car un homme puissant qui réussit ce qu'il entreprend ne devait pas aimer qu'une gamine lui mette des bâtons dans les roues et le contrarie. Et puis, la colère se voyait dans son regard, bleu ou gris, Macha n'aurait pu le dire à cette distance.
L'Irlandaise fut soudainement submergée par un puissant sentiment d'urgence et de peur mêlé de cette colère qu'elle connaissait si bien puisqu'elle était d'un tempérament très soupe-au-lait, cette colère qu'elle ressentait souvent pour un rien. Non, elle ne laisserait pas ce sale type s'en prendre une fois de plus à sa compatriote, pas tant que Macha serait là. Et il n'était plus question qu'Aileen se mette encore une fois en danger alors que Macha était parfaitement entière. Sans hésiter une seule seconde, elle poussa Aileen sur le côté, fermement mais sans brusquerie et fit face au Russe qu'Aileen avait nommé comme étant Declan Anderson. Un nom très anglophone pour un Russe...


- Ça suffit pour ce soir, gronda Macha, le ton rogue. Vous ne trouvez pas que vous lui avez fait assez de mal comme cela, Anderson ?! Aileen, je le retiens, vas-t'en ! murmura-t-elle à son amie, ses prunelles gris acier scintillantes. Tu t'en es très bien sortie, laisse-le moi. Je m'en sortirai, t'en fais pas...

Faisant ensuite face au vent terriblement glacial qui lui fouettait le visage, Macha tendit les mains droit vers le sol et concentra toute son énergie pour le faire trembler. Dans les quelques secondes qui suivirent, on aurait pu croire qu'il ne se passait rien mais les secousses se firent très vite sentir, de plus en plus fort. Les armoires alentours tremblèrent, la surface des flanques d'eau qui inondaient encore le lino se rida... Rapidement, les secousses furent si fortes que les tiroires des armoires dégringolèrent de leur support, de la poussière s'effrita des murs de plâtre, les armoires tombèrent avec fracas sur le sol déchaîné... Macha, le corps crispé, tendu sous l'effort, sentit bientôt une douleur envahir progressivement ses muscles. Il lui en coûtait de faire trembler ainsi la terre, elle pressentait qu'elle arrivait gentiment à ses limites... Mais elle ne devait en aucun cas lâcher, il en était de leurs vies, à Aileen et elle. Si ce mec n'était pas neutralisé, il n'hésiterait pas à les tuer toutes les deux. Sous ses pieds, Macha pouvait sentir la terre en furie, elle la sentait dans tout son être jusqu'au plus profond de chacune de ses cellules...
La douleur se faisait de plus en plus forte, c'était comme une intense brûlure, comme si son corps avait été aspergé d'acide ou qu'elle implosait. Elle savait qu'en temps normal, en entraînement à l'Institut ou si la situation eût été moins critique, elle se serait arrêtée ou aurait modéré son effort. Mais elle savait qu'elle devait absolument créer une faille, un véritable craquement du sol, un séisme. De simples secousses un peu trop fortes ne désarçonnerait pas longtemps leur ennemi, d'autant plus s'il était capable de voler. Tornade pouvait voler grâce au vent, alors pourquoi pas lui ? C'était cependant un exploit à réaliser pour Macha, car la seule et unique fois où elle avait créé une faille était le jour où elle avait découvert son pouvoir et elle l'avait fait sans vraiment le vouloir, sous le coup d'une émotion trop intense. Le visage crispé, Macha s'obligeait à tenir le coup, à ne pas relâcher son effort. Deux larmes de douleur coulèrent sur ses joues, mais elle sentait que la faille n'était pas loin....
Le sol se mit alors à gronder et le lino se craquela, pas petits à-coups d'abord, puis de plus en plus franchement. Puis, dans un craquement ressemblant à un coup de tonnerre, le sol se fendit...

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