
X-Men Jeu de Rôle sur X-Men, l'academie des mutants |
|
| |
| Auteur | Message |
|---|
Dorian Miller

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 05/02/2009
 | Sujet: Entrevue [PV Lorna] Mer 13 Mai - 20:12 | |
| Dorian avait toujours eu du mal à s'habituer aux changements d'environnement et c'est d'ailleurs cela qui l'empêcha de dormir cette nuit là. Son nouveau lit avait beau être douillet et sa nouvelle chambre confortable, Dorian ne s'y sentait pas vraiment à l'aise et pour cause, il n'était pas chez lui. Le jeune homme se demanda une énième fois ce qu'il faisait ici, et pourquoi il s'était installé à l'institut. Et à chaque fois, ses pensées se ramenèrent vers le professeur. Dorian lui devait bien ça!
C'est sur cette pensée que Dorian se leva du lit et se dirigea vers la salle de bain. Après une rapide toilette, il consulta son agenda et se souvint qu'il devait rencontrer quelques élèves aujourd'hui. Ce fut donc avec une pointe d'angoisse qu'il réajusta sa cravate noire. Il jeta un œil dans le miroir et constata avec agacement qu'on pouvait aisément remarquer qu'il n'avait pas dormi. Le visage impassible, il sortit ensuite de sa chambre, prêt à affronter la journée (et pourquoi pas Cyclope? )
Après avoir salué brièvement les étudiants qu'il croisait, Dorian entra dans le bureau qu'il ne considérait pas comme sien, même si la plaque sur la porte portait son nom. Pourtant l'intérieur de la pièce restait aménagé à la façon du professeur car Dorian n'aurait jamais eu l'audace de tout remplacer. La seule touche personnelle qu'il avait apporté était un tableau représentant un immense champ de blé aux couleurs chaudes. Cela représentait la liberté pour lui, chose qu'il n'avait jamais pu obtenir avant ses dix-sept ans. Être resté enfermé cinq ans laissait beaucoup de séquelles et quand il regardait cette peinture, Dorian se souvenait de tout cela. Il ne devait pas oublier d'où il venait et à qui il devait sa vie.
Le regard du télépathe s'attarda sur un cadre photo accroché non loin de son tableau. Cela ressemblait à une grande photo de classe où tous les étudiants et professeurs de l'institut posaient tranquillement. Dorian passa son doigt sur l'image de son mentor et songea qu'il ne pourrait peut-être plus revoir son sourire apaisant et son regard bienveillant... Ce fut sur cette pensée qu'on toqua à la porte. Dorian se dirigea alors vers le bureau et s'assit sur la large chaise avant de déclarer:"C'est ouvert..." |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Jeu 21 Mai - 10:43 | |
| Lorna poussa la porte. Non pas dans un geste impulsif ou précipité, non pas non plus dans un mouvement de crainte et de nécessité. En fait l'adjectif qui qualifiait au mieux son entrée c'était l'indifférence. Oh Lorna n'était pas de celles à s'émouvoir facilement si elle n'estimait pas cela nécessaire ou approprié. Depuis son arrivée, elle avait eu quelques échos de Dorian mais n'avait pas encore eu le plaisir de lui être présentée personnellement.
Malgré le temps depuis lequel elle était arrivée dans l'institut elle-même, Lorna ne s'était encore vraiment liée à personne. Elle avait choisi volontairement cette situation en faisant partie de l'équipe de recrutement sur le terrain. Elle passait le plus clair de son temps à observer en ville les situations particulières qui pouvaient constituer des alertes. L'avantage de cette position, c'est qu'elle n'avait pas à user énormément de ses pouvoirs, qu'elle n'avait plus utilisé sérieusement depuis de nombreuses années.
-Bonjour Docteur Miller.
Lorna avait un secret. La politesse et la délicatesse du sourire qu'elle arborait au coin de ses lèvres n'avait rien d'anodin ou d'habituel. Même si elle ne le faisait pas physiquement sentir, l'idée de se retrouver au devant d'un psychologue animait le coeur de la mutante. Tout dépendait de ce premier contact : après cela, Lorna saurait si oui ou non elle pouvait s'ouvrir à lui et délivrer ce que personne ne savait d'elle. Si pour la première fois depuis ses seize ans, elle allait parler d'elle à quelqu'un.
Elle avait eu le temps, pendant ces cinq années de mutisme, de se préparer psychologiquement à toutes les éventualités, et à observer le comportement des gens pour savoir ce qu'elle pouvait ou non dire, ce qu'elle pouvait ou non penser. Elle avait créé une carapace qui la rendait insignifiante aux yeux des gens, afin de n'avoir jamais le devoir de se livrer.
- Je ne prendrai que quelques minutes de votre temps monsieur. Je pense juste que, comme les autres mutants au sein de cet institut, il est bénéfique pour moi de m'assurer que je suis apte au combat.
Si c'était là véritablement la raison de sa venue, c'était à lui de le deviner et de le comprendre. Lorna ne lui dirait pas un mot de plus qu'il ne désirait entendre. Elle avait passé tellement de temps plongée dans la solitude qu'elle y régnait en maître et qu'elle ne nécessitait aucunement la présence de qui que ce soit. Du moins, elle en était convaincue. |
|  | | Dorian Miller

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 05/02/2009
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Ven 22 Mai - 20:09 | |
| "Bonjour Lorna,"dit Dorian quand la jeune femme entra."Je peux vous appeler ainsi?" Demanda-t-il ensuite par politesse car après tout, il ne parlait pas à une adolescente mais à une jeune femme!
Selon Dorian, il n'y avait rien de pire que d'instaurer une fausse intimité alors qu'en réalité, il ne la connaissait absolument pas! Garder une distance avec son patient était primordial... Patient? Mais qui avait dit qu'il s'agissait d'une patiente? Il n'était plus en clinique ni dans son cabinet mais dans une école de mutants où les élèves n'avaient pas forcement besoin d'un psychiatre mais d'un directeur... Oui mais voilà, elle l'avait appelé "Docteur" ce qui signifiait que son métier avait une certaine importance dans le but de sa visite...
"Asseyez-vous donc!" Déclara Dorian avec un sourire. Il était étonnant de voir que l'attitude de Dorian changeait d'une personne à l'autre. Cela faisait parti de son métier: essayer d'attirer la confiance pour pousser les autres à parler... Chez le mutant, c'était instinctif car le but de cette entrevue n'était pas d'extirper des informations personnelles à la jeune femme mais de répondre à sa question: pouvait-elle se battre?
"Vous assurer que vous êtes apte..." Répéta Dorian, songeur."Mais quel genre de combat souhaitez vous effectuer?"
Il y avait pour Dorian différents combats: celui que l'on effectuait pour soi même, un combat intérieur, celui que l'on effectuait pour les autres, celui pour les causes que l'on croyait justes...
"En d'autres termes, pourquoi voulez vous vous battre, Lorna? Demanda alors Dorian en guettant les réactions de la jeune femme car jamais il ne se serait permis d'utiliser sa télépathie. Pourtant, cela serait tellement plus simple! Il pourrait lui dire, sans même la connaitre, si au fond d'elle même elle était apte mentalement, car il ne doutait pas un seul instant de sa forme physique... |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Ven 22 Mai - 21:34 | |
| -Il s’agit de mon nom, cela me paraît tout à fait normal que vous m’appeliez donc ainsi, monsieur.
Répondit-elle avec un sourire. Ce sourire, celui qui exprimait avec une douce naïveté qu’elle adorait manier le cynisme sans pour autant que cela paraisse odieux ou grossier vis-à-vis des autres. Elle aimait encore plus observer la réaction des gens quand elle l’employait, pour s’assurer. Quand elle en eut l’autorisation, Lorna s’assit face au psychiatre. Elle l’observait. Posément, calmement. Tout dépendait de cette première entrevue. Du regard qu’il posait sur elle, s’il était du genre à vouloir s’imposer dans ses souvenirs ou s’il était du genre à feinter le non-intérêt pour la mettre en confiance.
Jusque-là, il réussissait le test. Sa présence ne l’agaçait pas. C’était assez surprenant d’ailleurs car Lorna était prompte à juger si une personne l’ennuyait ou pas. Son naturel et sa franchise était appréciables pour Lorna : elle aimait l’idée d’être considérée au sein d’un groupe, de manière égale, même si ce n’était pas le cas. Comment pouvait-elle être considérée comme un membre du groupe si elle ne parlait à aucun d’eux ? Elle soutint alors le regard de Dorian avec une étroite confiance en elle et une innocence révélée physiquement.
Elle était déjà en train d’articuler et de sélectionner soigneusement les mots qu’elle allait pouvoir lui dire pour répondre à la question de quel type de combat elle effectuait, quand il ajouta une question qui la désarçonna : « pourquoi voulait-elle se battre ». Elle referma ses lèvres l’une contre l’autre et médita un instant à la question. Alors son regard s’éloigna, sembla percer le mur et chercher des réponses loin, plus loin, trop loin. Peut-être était-ce trop tôt, trop facile de dire cela, de demander quelque chose d’aussi compliqué… Mais peut-être que Lorna se compliquait la vie toute seule. Il suffisait pour elle de changer de mode de pensée afin de ne pas éveiller de soupçons qu’elle ne voulait pas prononcer.
-J’ai intégré récemment l’Institut. J’ai eu vent de l’idéal que tente de répandre le professeur Charles Xavier. Je pense qu’il est important pour l’accomplissement personnel d’une personne qu’elle soit à même de savoir quand rester de côté et quand elle a pour devoir de s’investir dans une quête, dans un choix auquel elle croit. J’en suis arrivée à ce point. J’ai cessé de errer et j’ai trouvé un but à ma vie.
Elle prit le temps de s’arrêter, de réfléchir posément aux mots qu’elle employait. Elle ne s’était jamais dépourvue de ce sourire, celui-là même qui laissait planer une impression de calme, d’attitude posée, presque trop sereine, trop parfaite pour être sincère.
-Pour répondre à votre question sur le type de combat que je mène, comme je vous l’ai dit, je ne suis ici que depuis peu de temps. J’ai donc demandé d’être intégrée dans une équipe de recrutement. Je n’entretiens que peu de contact avec les X-Men, encore moins avec les gens que je côtoie durant mes escapades en ville. Je suis parfois témoins d’agressions de la part de mauvais mutants. Et parfois j’ai l’impression de n’être pas à même de gérer les situations conflictuelles. J’ignore si j’ai le droit de m’impliquer plus avant. |
|  | | Dorian Miller

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 05/02/2009
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Dim 24 Mai - 12:33 | |
| Dorian n'avait jamais entendu quelque chose de pareil: de "l'ironie polie". Il arqua un sourcil devant cette logique implacable: il pouvait l'appeler ainsi puisque c'était son prénom... Celui ci avait si peu d'importance pour elle pour qu'elle laisse un inconnu l'appeler de façon si "intime"? Bon, ce n'était pas comme s'il lui avait donné un surnom mais il ne s'attendait pas à ce genre de réponse. La plupart des personnes aurait répondu un simple: "non cela ne me dérange pas..." Mais en y réfléchissant bien, Dorian aurait pu fournir ce genre de réponse, c'était peut-être pour cela qu'il était surpris.
Dorian ne put s'empêcher de penser que la jeune femme avait un "problème" avec son nom. Peut-être qu'elle n'aimait pas ce qu'il représentait. Il ne poserait pas la question car ce n'était pas son but et qu'elle n'était pas une patiente même s'il aurait aimé en savoir plus. La façon dont la jeune femme soutint son regard indiqua à Dorian qu'il avait face à lui une femme forte qui contrôlait parfaitement ses émotions, peut-être même un peu trop pour être naturel. Dans sa carrière de médecin, il en avait vu des cas et il pouvait affirmer que Lorna n'était pas si calme intérieurement qu'elle ne le laissait paraitre physiquement. La réflexion qu'elle prit avant de parler confirma l'idée de Dorian. Elle sélectionnait ses mots pour ne pas laisser échapper quoi que ce soit de "compromettant". Dorian songea qu'il avait peut-être tort mais restait néanmoins sur cette idée.
"Lorna, pourquoi doutez-vous de vos aptitudes? Car si vous posez la question, c'est que forcement le doute persiste en vous..." Avança Dorian de façon neutre.
"Est-ce pour les idéaux du professeur Xavier ou bien pour votre accomplissement personnel que vous souhaitez vous investir?"Demanda-t-il ensuite avec franchise.
"Ce n'est pas une critique. Chacun souhaite trouver sa place dans la société et l'appartenance à un groupe est le moyen idéal de s'accomplir. Certes, il est important de savoir quand il faut rester en retrait et quand il faut agir, mais la réponse, vous seule pouvez la trouver. Vous me dîtes que vous avez maintenant un but dans votre vie, mais quel est-il? Les idéaux de Xavier?" Ajouta-t-il.
*Elle est donc ici depuis peu de temps et elle cherche déjà à intégrer une équipe de recrutement... Elle souhaite faire parti d'une équipe mais sans vraiment se lier aux autres, ses rapports avec les autres sont distants...* Raisonna Dorian.* A-t-elle peur de faire confiance aux gens?*
"Avoir des pouvoirs, être mutant, n'oblige en rien à intervenir en cas de conflit. Cela ne fait pas de nous des justiciers. En revanche, si vous vous posez la question du "dois-je intervenir?" c'est qu'au fond de vous, votre pouvoir vous donne envie de changer les choses, peut-être pour rendre le monde meilleur. Vous n'êtes donc pas forcée d'être une X-woman pour faire ce qui vous semble juste. Avant de faire parti d'un groupe, il faut se connaitre soi-même, savoir de quoi on est capable, ce qu'on désire faire... Et non suivre aveuglement le groupe en laissant de côté ses convictions. Vous avez donc le droit de vous imposer, je dirai même que c'est nécessaire tant que vous ne nuisez à personne," dit Dorian calmement.
Il détailla discrètement la jeune femme du regard. Elle était loin d'être comme les autres avec ses cheveux et yeux verts! Cependant, cela ne l'empêchait pas d'être jolie, peut-être même un peu plus que la moyenne. Dorian trouvait que le fait qu'elle ne cache pas sa mutation à l'institut était une bonne chose. Ne voulant pas paraitre insistant, il détourna légèrement son regard et attendit la réaction de la jeune femme.
HJ: N'hésite pas à me dire si j'ai mal interprété quelque chose ^^ |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Dim 24 Mai - 13:09 | |
| Bon nombre de questions et d’affirmations avaient été posées en quelques fractions de seconde. Mais parce qu’elle avait choisi de rencontrer ce psychiatre, et parce qu’elle savait, en connaissance de cause, que leurs réponses n’étaient qu’implicites aux questions qu’ils posaient, elle ne tarda pas à abandonner l’once d’appréhension qu’elle avait pour un amusement naissant. Oui, il avait réussi à merveille le test du premier contact. Lorna aimait la façon qu’il avait de s’avancer et de faire marche-arrière dans ses propres propos, comme s’il cherchait à lire les réponses dans les réactions que la jeune femme pourrait avoir. Il allait bientôt falloir répondre à chaque interrogation posée, avec le même soin qu’elle avait entretenu jusque-là. Son sourire s’adoucit, pour devenir qu’une ombre qui octroyait aux traits de son visage une étrange douceur.
- Comme nombres des convictions qui guident mes pas, je pense que le doute est naturel. Une bonne remise en question des facultés personnelles permet à chacun d’avancer sans risquer de poser le pied sur des certitudes qui n’ont pas lieu d’être. Je doute de moi parce que n’ayant que peu de contact avec les autres, personne ne peut le faire à ma place. Je suis à ce jour, seule juge de mes propres comportements.
Pour la première fois, Lorna s’était impliquée dans cette joute oratoire. Elle commençait toujours par répondre au nom d’une globalité d’individus qui n’avait pas lieu d’être. Mais ici, elle avait articulé sa réponse en se mettant également en avant : elle annonçait clairement la couleur : elle était seule et devait s’assumer de la sorte. Pourtant, elle ne fit pas marche-arrière dans ses révélations. Il n’était à n’en pas douter qu’elle avait choisi, comme depuis le début de l’entrevue, chacun des mots qu’elle prononçait. Aucun signe physique ne trahissait l’éventuel malaise qu’elle pouvait ressentir à être confrontée ainsi à un spécialiste de la psychologie. Sans y avoir jamais mis les pieds, Lorna savait qu’elle était bonne critique, et que c’était très souvent perturbant pour les spécialistes. Plus d’une fois elle avait décontenancé des psychologues qui s’étaient aventurés trop loin et avec trop peu de tact pour qu’elle les laisse faire.
La deuxième interrogation fut plus facile, mais non moins intense. Il y avait là beaucoup de contenu quant à l’avancement de Lorna dans la vie : au nom d’un but bien défini ou au nom d’un égocentrisme refoulé d’une personne cherchant à se confirmer. Son sourire s’accentua alors, quand elle déjoua la difficulté en formulant une réponse où les deux possibilités s’entremêlaient :
-Il s’avère que mon accomplissement personnel et les idéaux de Xavier sont un seul et même facteur motivant. Je trouve le désir de m’accomplir au nom d’une cause que j’estime juste, malgré les problèmes qu’elle peut poser. Il y a fort à parier que si je n’avais eu vent de ce désir d’égaliser les mutants et les humains aux yeux de la civilisation, je n’aurais probablement pas eu le désir de sortir de mon existence banale, si vous voyez ce que je veux dire. J’aimerais néanmoins rectifier une de vos suggestions : je ne suis pas ici par désir de faire partie d’un groupe, mais bien d’une cause. Je pense avoir trop à apprendre en matière de relations sociales pour me risquer à mettre les pieds dans le premier rassemblement venu. Ce serait irresponsable de ma part, ne croyez-vous pas ?
Elle se tut. Ce fut à son tour d’observer son interlocuteur. Une personne extérieure à la discussion aurait eu du mal à distinguer lequel analysait le plus l’autre. Sauf que dans la mesure où Lorna n’était pas une professionnelle, elle passerait probablement juste pour une personne en manque de confiance qui avait peur des autres. Et si c’est ce que Dorian pensait, elle s’en rendrait compte rapidement et quitterait la pièce. Il y avait en lui un certain professionnalisme accompagné d’une confiance en ses capacités. En même temps, il le pouvait. Lorna appréciait les qualités qu’il avait en tant que médecin. Non, Lorna n’avait pas peur des autres. Du moins, elle ne le pensait pas.
-Je pense… Elle marqua une courte pause, comme si elle regrettait ce début de phrase, avant de poursuivre. En fait, je suis personnellement convaincue que tout un chacun a pour désir d’améliorer le monde. Nous n’avons simplement pas tous le même point de vue à ce sujet. Mais le tout est de savoir dans quelles limites nous pouvons nous impliquer personnellement. En ce qui me concerne, je crois être en mesure de dire qu’il y a ici un maximum de désir d’améliorer le monde en prenant en compte l’avis de nombreuses vies, pas seulement de la sienne. Sans avoir jamais eu l’honneur de le rencontrer, Charles Xavier doit à mon avis être un des êtres les plus « humains » que je connaisse. Entendons bien de son esprit d’ouverture, sa vision d’un monde où chacun trouve sa place. Alors, pour cette cause, pour cette mentalité pacifiste, oui, je désire m’impliquer, m’imposer. Nous voilà juste confrontés au cœur du problème : pour répandre cet idéal, il nous faut affronter des opposants. Et en cherchant la paix, nous rencontrons la guerre…
Voilà comment, en quelques mots, Lorna avait totalement écarté la conversation d’elle-même. Là, elle admettait avoir joué dans la cour des grands : si Dorian, parmi cette argumentation idéaliste soignée arrivait à trouver les clefs pour comprendre la jeune femme, il serait reconnu à ses yeux comme un grand psychiatre. Elle en avait terminé avec son argumentation. Elle croisa bientôt ses jambes l’une sur l’autre, en joignant ses mains sur son genou. Cette posture n’était probablement pas anodine : elle évoquait une maîtrise, du moins, une impression de maîtriser la situation et de n’avoir laissé aucun indice traîner derrière elle, même si elle ne les cachait pas. La dernière phrase que Lorna avait prononcée restait gravée dans sa tête, son regard lumineux trahissant cette indubitable envie d’entendre la répartie de son interlocuteur. Elle avait hâte qu’il réponde à cela.
HJ: Deux mots : j'adore ^^ |
|  | | Dorian Miller

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 05/02/2009
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Ven 5 Juin - 15:57 | |
| Lorna n’était pas facile à cerner et cela tombait bien car Dorian adorait les défis. Car la jeune femme en était bien un car derrière cette interrogation sur son aptitude à se battre se cachait un véritable mystère de personnalité. Il était intéressant de voir à quel point elle savait s’analyser, enfin en apparence car instinctivement, Dorian ne put s’empêcher de penser que tout était façade. Elle savait répondre avec intelligence mais toujours en dissimulant les informations sur sa personnalité. Elle ne voulait pas trop en révéler à Dorian et cela attisait encore plus la curiosité du psychiatre. "C’est vrai qu’il faut savoir se remettre en question," admit Dorian. "Mais dans certaines situations, le doute n’est pas possible. Si vous voulez vous battre, il vous faut apprendre à laisser certains doutes de côtés. Si vous doutez, vous ne serez pas capable de réagir rapidement et sauver votre vie ou celle de quelqu’un d’autre dans une situation périlleuse. Si pendant une altercation avec des 'mauvais' mutants vous vous hésitez, vous aurez le temps d’être tuée… Le doute peut être mortel. Il faut apprendre à douter au bon moment… Mais je pense que vous savez tout ça…"C’était plus facile à dire qu’à faire… Mais Dorian raisonnait en toute objectivité et ne se reflétait pas dans ses paroles. Car lui aussi, comme tout le monde, doutait parfois au mauvais moment… Après tout, il n’était qu’un homme !"Les personnes qui doutent de vous ne sont pas de bonnes fréquentations je pense. Elles peuvent vous donner leur avis, tenter de vous remettre sur le chemin qu’elles estiment droit… Mais douter d’une autre personne est selon moi un manque de confiance véritable. Mais passons, il s’agissait là d’un avis purement personnel de ma part," dit-il en balayant ses paroles d’un geste, comme pour montrer qu’elles n’avaient que peu d’importance. "Vous me dites que vous êtes à ce jour seule juge de votre comportement, mais souhaiteriez vous qu’une tierce personne vous dise ce qui ce que vous faites est bien ou mal ?"Il se demanda alors si elle entretenait de bons rapports avec ses parents. Quelque chose lui indiquait que non car selon lui, le c’était justement le rôle des parents de ‘juger’ ou du moins, faire remarquer, le comportement de son enfant en disant, « c’est bien » ou « c’est mal ». La façon de Lorna d’exposer les choses montrait une certaine « rupture » avec les siens. Etait-ce sont propre choix d’être la seule juge ou était-ce la vie qui avait imposé cela ?
Elle était douée pour déjouer les difficultés. Elle associa son accomplissement personnel aux idéaux de Xavier avec finesse. Cependant, Dorian avait tout de même l'impression d'être en plein "combat verbal" avec elle. Elle ne souhaitait pas en dire plus sur elle mais pourtant, le mutant avait l'impression qu'elle le mettait au défi de trouver quelque chose d'autre derrière ses paroles. Peut-être inconsciemment, elle souhaitait qu'il découvre ce qu'elle cachait. "Donc le fait que vous ayez eu vent des idéaux de Xavier a été un 'déclencheur' une sorte de message qui vous a donné envie d'agir à votre tour? Mais que pensiez-vous des rapports 'humains'/mutants avant de connaitre ces idéaux? Et qu'est-ce qu'était la banalité pour vous?" Demanda Dorian. Mais pourtant, même s'il posait les questions, le ton de sa voix n'obligeait pas une réponse "orale" en réalité, il l'encourageait plus à se poser la question à elle même et ensuite de lui dire ce qu'elle voudrait (ou pas ^^). "C'est bien, il est important d'être sûr que l'on rejoint un groupe pour une cause, et non l'inverse. Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il ne faut pas rejoindre le premier groupe au hasard mais malheureusement, tout le monde ne réfléchit pas comme vous..."En y réfléchissant bien, Dorian avait suivi le professeur aveuglement tellement il voulait sortir de cet hôpital psychiatrique... Cela aurait très bien pu être Magnéto et Dorian était persuadé qu'il l'aurait suivi aussi. Avec l'âge, Dorian s'était construit ses propres convictions et même s'il était d'accord avec la plupart des idées du professeur, il n'était pas si optimiste...
Lorna reprit la parole mais sembla regretter son début de phrase. Dorian resta impassible mais écouta attentivement la suite. Lorna n'avait pas tort: chacun souhaitait améliorer le monde à sa façon, les anti-mutants pensent que ce serait un grand bien de se débarrasser d'eux, tandis que les mutants veulent s'intégrer... Et c'est pour cela que les conflits sont perpétuels: chacun a sa propre vision du monde idéal... "Et quelle place pensez-vous avoir dans cette vision du monde?" Demanda Dorian calmement. "Ou plutôt, quelle place voulez-vous avoir?" Rectifia-t-il."Je suis bien d'accord avec vous à propos du Professeur Xavier. Et il est aussi l'homme le plus tolérant que je connaisse, et le seul à accepter les gens tels qu'ils sont..." Déclara Dorian sans cacher le fait qu'il pourrait parler de lui même." Il a toujours espéré un monde ou les mutants n'auraient pas à utiliser leurs pouvoirs, consciemment ou non, pour se défendre des non mutants qui les attaquent... Mais je m'égare du sujet encore une fois."
*Ou pas...*Dorian s'était toujours demandé comment le professeur avait vécu son adolescence avec son pouvoir, sachant qu'à sa connaissance, il n'avait pas eu de mentor... Le professeur ne parlait jamais de lui ce qui amenait Dorian à croire que son enfance n'avait pas du être facile avec sa mutation. Le mutant fut profondément agacé par lui même  de ne pas réussir à garder son esprit sur le vif du sujet. A croire que lui aussi avait envie de parler, son inquiétude pour le professeur reprenant le dessus. Le mutant s'interdit alors de penser à cela et observa l'aisance feinte ou non de la jeune femme face à lui. "En s'interposant dans un conflit, en prenant parti de l'un ou de l'autre, cela se retourne contre soi. Reste alors à savoir si on est prêt à se battre..." Déclara Dorian en mentionnant volontairement une 'personne hypothétique'."Mais ce problème de confrontation vous 'effraie'-t-il? Non, en fait je ne sais pas si 'effrayer' convient réellement, mais je pense que vous comprenez tout de même ma question: que ressentez-vous face à une possible confrontation avec des 'opposants'?" Demanda Dorian qui encore une fois n'encourageait pas vraiment la jeune femme à lui répondre oralement. Ce n'était pas que cela ne l'intéressait pas, bien au contraire, mais il se doutait aussi que parfois, les réponses ne venaient pas immédiatement et que peut-être elle n'aurait pas envie de partager cela avec un inconnu. Il respectait cela et ne fut donc pas insistant dans sa façon de parler. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Sam 13 Juin - 20:01 | |
| Les paroles du mutant étaient judicieuses. Lorna les buvait sans une once de modération. La sagesse et la sérénité qui émanaient de lui faisait de Dorian aux yeux de Lorna le mutant le plus agréable qu’elle ait eu l’occasion de rencontrer depuis son arrivée à l’Institut. Sans qu’elle sache qu’il fut mutant, c’était le comble. Lorna n’avait rien demandé à personne et ignorait donc tout du pouvoir de son interlocuteur. Et c’était probablement mieux comme ça car si elle avait su qu’il était télépathe, elle n’aurait probablement pas accepté qu’il la reçoive pour parler de choses si importantes à ses yeux.
Il évoquait des choses importantes : le fait d’avoir des doutes sur le champ de bataille n’était pas permis et bien que Lorna le savait déjà, cela pouvait lui servir de rappel à l’ordre une fois qu’elle serait confrontée à un adversaire. Il n’était pas toujours si aisé de savoir quels choix étaient bons ou mauvais, mais Lorna devait apprendre à se poser moins de questions car cela pouvait lui porter préjudice.
-Pour ce qui est de la confiance que les autres ont en moi, je n’ai encore jamais eu l’occasion de leur prouver ma valeur, il serait donc étonnant qu’ils puissent douter de moi sans me connaître. J’ignore si le fait de s’investir dans une quelconque joute est un passage obligé pour que les autres nous reconnaissent en tant que tel. Je veux dire, j’ose espérer que les gens qui vivent ici n’ont pas l’intention de m’évaluer sur le résultat de mon premier combat. Cela dit, je suppose qu’il est important pour faire partie d’un groupe de s’investir plus… fortement, dans la cause, si vous me suivez…
La prochaine question troubla quelque peu Lorna. Elle n’y avait jamais songé, au fait d’avoir une tierce personne pour juger de ses faits et gestes. Elle ignorait comment cela faisait de se faire commenter ses actions, étant donné qu’elle avait passé le plus clair de son temps seule. Sa tendance défensive et solitaire aurait eu tendance à répondre « non » mais cela aurait paru horriblement froid et Dorian aurait émis un jugement négatif sur elle. Elle le regarda alors, comme si elle allait trouver dans ses yeux la réponse qu’il attendait qu’elle prononce pour qu’il soit rassuré. Elle aurait aisément pu lui mentir… Mais elle n’en avait pas envie. Pour la première fois depuis la découverte de son pouvoir mutant, Lorna éprouvait le besoin de dire la vérité sur elle, d’assumer ce qu’elle était et d’admettre que d’autres gens puissent partager sa douleur. Elle esquissa bientôt un étrange sourire et répliqua simplement :
-Pour peu qu’une personne s’intéresse à ce que je vis, je pense que je serais capable, oui, que je serais en mesure d’apprécier sa présence à mes côtés. Non pas pour me dire spécialement ce qui est bien ou mal, mais pour… simplement partager ma vie. Je pense que c’est un besoin naturel, sain même, de vouloir se confier à une personne. Le tout est de trouver LA personne.
Et là il se passa quelque chose d’étrange, pour peu qu’on y eut accordé de l’attention. Lorna qui n’était pas du genre à s’égarer laissa planer son regard sur le psychiatre sans dire un mot, sans même sembler réfléchir. L’espace de quelques secondes, une minute peut-être, elle resta figée, incroyablement stoique et pourtant de ce regard si prenant qu’il en aurait donné la chair de poule si on avait pu considérer que Lorna fut une menace. La rupture fut aussi intense que le regard : Lorna ferma les paupières, achevant cette pression, oubliant cette tension étrange qu’elle avait créée. Elle se concentrait maintenant sur la nouvelle interrogation du mutant. Il se rapprochait du but. Le tout était de savoir si Lorna acceptait d’en aller plus loin. Si elle acceptait que lui, parfait inconnu avec qui elle parlait depuis moins d’une heure. Elle était venue oui ou non ? Alors si il devait découvrir quelque chose, de toute façon, il était tenu sous le secret professionnel.
- Je n’ai rien contre les humains. Pas plus que quiconque. J’ai été élevée par des humains et ils ont été très tolérants en découvrant que j’étais mutante. Mais chez les humains, comme chez les mutants, il existe des gens moins fréquentables… Et je peux vaincre la banalité de ma vie depuis plusieurs années en me rendant utile à ce niveau… Voyez-vous, après des années passées à servir des gens pour gagner de l’argent et essayer de survivre… On s’en lasse.
Ce besoin d’activité, d’action qu’elle mentionnait aurait pu être effrayant si toutefois Lorna était une irresponsable. Mais de par ses années d’indépendance, Lorna avait su se prendre en mains et gérait très bien l’ensemble de ses actions. Venait ensuite la question de la place souhaitée. A cela, c’était aisé pour la mutante de répondre :
-J’aurai la place que l’on veut bien me donner. Je ne suis pas ambitieuse, je ne cherche pas l’avant-plan, je ne cherche pas à révolutionner le monde, je ne suis pas une leader, je laisse cela aux vrais idéalistes qui ont les moyens d’accomplir leurs idées. Et de là, je choisis ceux dont la vision offre le plus de paix et le plus d’harmonie à l’ensemble des habitants de cette planète. Je veux seulement avoir la sensation de faire le bon choix et d’apporter mon aide à ceux qui le méritent réellement.
De nouveau elle se stoppa mais ne créa plus de tension difficilement supportable. Elle se contenta d’esquisser un délicat sourire après avoir clairement affiché la couleur concernant ses buts dans la vie. Du moment qu’elle avait une place dans ce monde, apparemment, elle ne se montrerait pas difficile. Cette façon de vivre représentait néanmoins un risque. Pour peu qu’elle fut orientée dans un autre chemin, pour peu qu’une personne parvienne à lui faire penser autrement, à l’endoctriner, elle deviendrait facilement un objet, une arme même, au vu de ses pouvoirs qu’elle ne contrôlait pas. Mais elle semblait néanmoins avoir quelques priorités dans la vie, c’était déjà ça. Il n’y avait plus qu’à espérer qu’elle ne rencontre personne qui puisse la faire changer d’avis et l’utiliser.
-Je ne crains pas le conflit !, rétorqua-t-elle aussi vivement que convaincue. A dire vrai, je ne pourrais présumer de ma réaction d’aborder le conflit qu’en fonction des adversaires, des opposants que je trouve devant moi. Il n’est pas toujours facile de modérer ses sentiments pour peu qu’on ait des pouvoirs aussi dangereux que les miens…
La belle ferma les yeux l’espace d’un infime instant qui en tout cas avait laissé au psychiatre toute l’opportunité de juger, d’estimer la gravité de ses paroles prononcées. Elle avait là révélé énormément de choses, comme si le mur qu’elle avait dressé devant elle au début de l’entrevue venait de s’effondrer à coup de hache. Fracassant. Surprenant. Effrayant.
- …Depuis, je fais attention.
Reprit-elle dans un murmure, alors que tout sourire avait quitté le visage de la jeune femme, éteignant les dernières lueurs de secret qu’elle aurait pu conserver. Elle avait le choix désormais : attendre son jugement, sa répartie qui ne tarderait pas d’arriver sous peu, ou se lever, s’enfuir, comme « cette fois-là ». Elle se souvenait comme si c’était hier le regard de ces gens posés sur elle, la poignardant, la jugeant injustement pour un accident, la condamnant, la bannissant de toute vie normale. Rien que d’y repenser, de se souvenir de l’angoisse qui l’avait tenaillée cette fois-là ému la mutante, au point de se pincer la lèvre inférieure pour combattre les larmes qui voulaient inexorablement s’écouler le long de ses joues. Non elle ne perdrait pas la face. Elle avait cessé de fuir désormais. Elle aurait pu résister si elle ne s’était pas souvenue de « ça » aussi…
Cette soirée, si froide, glaciale… Cette ruelle, ténébreuse, la mutante, esseulée, qui fut réduite à son propre jugement pour lutter contre le mal qui la menaçait… Mais encore si elle avait eu le choix… Elle ne l’avait pas fait exprès, cette fois-là non, plus. C’était de sa faute, la sienne ! Il n’aurait pas dû l’approcher, il n’aurait pas dû la toucher !
Elle ferma les yeux. Elle sentait son cœur battre dans toutes les parties de son corps, sentant ses doigts trembler qu’elle referma dans le poing, froissant le tissu de son pantalon au niveau du genou. Elle avait tout dit. Tout ce qu’elle espérait maintenant était de ne pas rencontrer le mépris, la rage, la peur… Car cette fois, elle ne le supporterait pas. Cette fois, elle éclaterait, elle le savait. Elle ne maîtriserait rien, elle ne pouvait pas s’enfuir en laissant un homme connaître ses secrets. Il lui aura fallu pas moins de cinq ans pour accepter de nouveau de parler à quelqu’un. Et il avait fallu que ce soit un psy, évidemment !
(HJ : Désolée du temps d'attente, je voulais avoir bien le temps pour y réfléchir et m'y consacrer! Have fun!) |
|  | | Dorian Miller

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 05/02/2009
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Dim 21 Juin - 18:28 | |
| "Il serait même mal venu de leur part de douter de vous sans vous connaître... Mais pourtant certains le font sans même chercher plus loin... Mais soyez rassurée, cela ne se passe pas ainsi ici. Personne ne vous évaluera sur vos premiers combats, ni même sur les suivants car le but n'est pas le combat, mais le résultat de celui ci. Plus vous vous investissez, plus vous êtes ancrée dans le groupe, c'est ainsi dans n'importe quelle relation sociale. Mais il ne faut pas croire que j'insinue que les personnes qui s'investissent peu sont moins importantes! Tout comme chaque pièce d'un puzzle est important, chacun a son rôle," déclara Dorian.
Dorian vit pour la première fois l'air légèrement troublé de Lorna mais sans que celle ci paraisse surprise. Il comprit alors que contrairement à ses autres questions, celle-ci n'avait pas été anticipée par la jeune femme. Le visage de Dorian était impassible et cachait la soudaine curiosité du psychiatre face à cet "imprévu". Elle se mit alors à sourire d'une drôle de façon et répondit. Dorian songea qu'elle ne devait pas faire confiance à grand monde! Peut-être avait-elle peur d'être trahie ou blessée, ce qui expliquerait sa difficulté à trouver "LA" personne. Il garda sa réflexion pour lui. Soudain, l'atmosphère fut pesante et le regard de Lorna sembla vide mais impressionnant. En voyant l'air stoique de Lorna, Dorian fut tenté de l'interpeller mais il choisit finalement de se taire. Sans qu'il sache de quoi il s'agissait, Dorian trouvait cette tension presque insupportable et se demanda si ce n'était pas une manifestation d'un pouvoir ou quelque chose dans le même genre. Lorna ferma les yeux et sembla se concentrer, faisant alors disparaitre cette atmosphère étouffante. Le psychiatre décida de faire comme si rien ne s'était passé et répondit aux paroles de la jeune femme avec précaution:
"C'est exact, c'est beaucoup moins dur d'avancer et de s'épanouir quand nous ne sommes pas seul. Nous avons tous besoin d'une personne qui écoute, conseille, et qui est présente. Mais vous avez raison, il est difficile de trouver cette personne parfois. En fait, cela dépend aussi de l'exigence que nous avons envers l'autre. Ainsi, il faudrait réfléchir à la question de "qu'est-ce qui faudrait à une personne pour devenir "LA" personne?". Comment cette personne pourrait gagner votre confiance? Ces questions là sont importantes je pense, même si vous possedez déjà la réponse."
Encore une fois, le ton qu'adoptait Dorian laissait à Lorna la liberté de répondre à voix haute ou non. Le but était que la jeune femme ne sente pas une curiosité malsaine à son égard mais seulement une invitation à la réflexion. Car les réponses devaient être données à soi même avant d'être exprimées.
Malgré le fait qu'elle ait été élevée par des humains, elle n'utilisait pas le mot "parents". Dorian garda cette information dans un coin de sa tête avant d'écouter la suite. Lorna gardait une grande lucidité concernant les humains et les mutants et c'est avec grande sagesse qu'elle évoqua le fait qu'il y avait des gens mauvais des deux côtés. Dorian acquiesça en silence, approuvant chacune des paroles de la jeune femme.
"Vous préférez agir dans l'ombre, vous battre sans rechercher la reconnaissance? Ressentez-vous de la culpabilité par rapport à votre pouvoir?" Demanda Dorian en marquant une pause avant de poursuivre: "Et qui méritent vraiment votre aide, selon vous?"
-Je ne crains pas le conflit !, avait-elle rétorqué aussi vivement que convaincue.
"Très bien," répondit simplement Dorian qui remarqua de la vivacité dans les paroles de la jeune femme.
"Le ressenti est un facteur déterminant dans l'utilisation et la maitrise de ses pouvoirs. Il est parfois dur de se contrôler mais plus vous craindrez cela, plus il sera difficile de vous maîtriser. Cela ne signifie pas qu'il faut enfouir ses sentiments, mais plutôt apprendre à dissocier pouvoir et émotions. Est-ce cela que vous appelez "faire attention"?" Demanda Dorian.
Il observa le comportement de la jeune femme et décida de ne pas chercher à "creuser" plus ses paroles. La façon dont elle serait son poing sur le tissu de son pantalon trahissait une certaine nervosité. Peut-être craignait-elle sa réaction. Mais Dorian ne montra rien de négatif, ni de positif. Il n'effectuait aucun jugement car il n'était pas là pour la rassurer, ni pour la dénigrer. C'était maintenant à elle de décider si elle voulait lui en dire plus ou non, si elle lui faisait suffisamment confiance pour lui parler de son vécu. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Mer 1 Juil - 10:33 | |
| - Oui, c’est ce que j’appelle faire attention…
Reprendra-t-elle bientôt, alors qu’elle avait réussi à calmer quelque peu les tremblements dont elle était victime depuis peu. Elle le fixa avec un intérêt certain, alors que son esprit semblait avoir quitté son corps. Le tout était de pouvoir dissocier ses pouvoirs de ses émotions… Les paroles étaient censées, mais à appliquer, c’était autre chose. Lorna n’avait jamais su contrôler ses émotions et ses pouvoirs. Mais s’était-elle déjà donné cette chance, en même temps ? Tout cela était trop, trop pesant pour une seule personne. Elle avait besoin de tout dire, de tout révéler. A lui parce que pour des raisons qu’elle ne s’expliquait pas vraiment, il avait réussi à gagner sa confiance. Peut-être que c’était un tort, qu’elle le regretterait…
Et comme elle se préparait à tout dire, la demoiselle baissa le regard. Pour ne pas affronter la vérité, ne pas affronter la dûreté et la sévérité du regard du psychiatre qui était devant elle. Elle vint même porter son regard par la fenêtre, passage vers la liberté, qui l’aidait à se sentir mieux, probablement.
- Je m’appelle Lorna Dane. Je suis originaire de Seattle. Ma mère est décédée peu après m’avoir mise au monde, je n’ai jamais connu mon père. J’ai été adopté par la sœur de ma mère et son époux. Ils m’ont élevé avec amour, j’ai eu tout ce dont une personne peut rêver. A l’école, j’étais une élève brillante, studieuse, avec un sens aigu de la justice… A l’aube de mes quatorze ans, une bataille est survenue dans la cour de l’école… Un rebelle a commencé à tabasser un autre élève pour lui voler son argent.. Et avant que je n’aie le temps de faire quoi que ce soit, de réaliser ce qu’il se passait, une latte métallique vint le percuter en plein front, le faisant saigner…
Une nouvelle marque de pause. Elle se remit à trembler mais ne fléchit pas. Elle avait commencé, et elle terminerait. Tant pis s’il la jugeait, tant pis si elle se faisait rejeter par la suite. Au moins, elle aurait le courage de tout avouer.
- Je contrôle les champs électro-magnétiques autour de moi, j’ai un contrôle important sur tout composé métallique et je peux générer des champs de force. Quand j’utilise mes pouvoirs, j’entoure les objets et personnes visées d’un champ de force à l’halo verdâtre… Comme autour de cette latte. Après ça, j’ai fui l’école. Tout le monde savait que j’étais responsable de l’accident… Après cela.. Je n’ai pas eu le courage de rentrer chez moi. Je ne voulais pas affronter le regard de mes parents adoptifs. Sans un mot, sans un appel, j’ai fugué.
Cela pouvait expliquer beaucoup de choses : cette jeune femme qui semblait si mystérieuse était privée d’affection et de reconnaissance de ses pairs depuis ses quatorze ans, âge le plus sensible pour un adolescent.
- J’ai travaillé. Dans la vente, dans le service en horeca. Mais ce n’est pas la seule fois où j’ai été confrontée à ce genre de problèmes… Lors d’une soirée où je m’apprétais à quitter mon lieu de travail pour rejoindre mon studio, j’ai été attaquée dans une ruelle par un pervers. Il était plus grand et plus fort que moi. Même en criant, personne ne m’aurait entendue… Il a… essayé de me toucher… Et… il y avait ce couvercle de poubelle en métal, pas loin… J’ai essayé de m’arrêter de le frapper, j’ai essayé de me libérer de l’emprise de mon propre pouvoir… mais trop tard pour que je ne puisse pas y changer quoi que ce soit, il était déjà… étendu au sol… Sans bouger.
Elle se tut. Elle ne tremblait plus, n’avait plus peur. Il était le seul à connaître son secret, le seul à savoir qu’elle était une meurtrière. Elle baissa son regard de la fenêtre pour le regarder alors, faire face à son potentiel ennemi.
- Je suis activement recherchée à Seattle par les autorités. Ils n’ont aucun indice pour m’identifier, si ce n’est que je suis une mutante. Et certaines personnes auraient apparemment vu un halo verdâtre dans la ruelle, mais ne pourraient pas m’identifier. J’ai dû fuir. J’ai entendu parler des X-Men, de Charles Xavier. Avec l’argent gagné, j’ai pris le premier vol… Et me voilà.
(HRP : vraiment désolée du retard -_-) |
|  | | Dorian Miller

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 05/02/2009
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Sam 18 Juil - 20:14 | |
| Dorian resta silencieux pendant toute la durée des paroles de Lorna. Il voulait lui laisser le temps de raconter son histoire, comprenant qu'il était 'privilégié' et que la jeune femme ne devait pas souvent se confier ainsi. Il lui fit alors un sourire encourageant à chaque fois qu'elle prenait une pause car non, il ne la jugerait pas, ne la craindrait pas. Et même si elle évitait soigneusement son regard, elle n'y trouverait ni haine ni préjugé. Quand elle eut terminé de parler, Dorian prit la parole:
"Les pouvoirs mutants apparaissent souvent quand on s'y attend pas. Le votre s'est déclenché alors que vous ne supportiez pas de voir une injustice. Votre pouvoir a sûrement suivi votre désir d'agir, le fait que vous trouviez injuste qu'un caïd s'en prenne à un plus faible que lui. Ce qui s'est passé, le fait d'avoir blessé votre camarade, ne fait pas de vous quelqu'un de mauvais, contrairement à ce que des non-mutants pourraient croire. Ils ont tendance à oublier que les jeunes mutants ne contrôlent pas leur dons... Est-ce parce que vous aviez compris cela que vous avez fui?"
Il marqua à son tour une pause, jugeant bon de ne pas faire remarquer que le pouvoir de la jeune femme lui rappelait celui de Magnéto. Peut-être ne serait-ce pas le bon exemple à prendre... Il repensa alors à la seconde partie de son histoire avant de déclarer:
"La première manifestation de votre pouvoir semble vous avoir traumatisé. Peut-être avez vous à l'époque associé votre don à quelque chose de néfaste et dangereux. Mais en ce qui concerne cet homme qui a tenté de vous toucher... Vous agissiez en légitime défense. Certes, la fin était terrible pour lui, mais votre instinct vous a guidé. Imaginez qu'une personne non mutante soit dans le même cas que vous, avec une arme à feu dans la main. Ne croyez-vous pas qu'elle aurait tiré pour ce défendre dans même réfléchir à ce qu'elle faisait? C'est l'instinct de survie, vous n'auriez surement pas pu agir autrement à l'époque. "
Dorian se tut un instant afin de laisser le temps à Lorna d'assimiler ses paroles. Il observa brièvement la jeune femme qui, depuis qu'elle s'était livrée, semblait être moins tendue. Autre différence notable: ses yeux avaient quitté la fenêtre pour se poser sur Dorian lorsqu'elle avoua qu'elle était recherchée par la police.
"N'ayez crainte, ici, personne ne vous retrouvera. Vous savez, vous n'êtes pas la seule à avoir eu des problèmes avec vos pouvoirs. Même les plus 'grands mutants' comme le professeur par exemple, sont passés par là... C'est pour cela que nous sommes capables de comprendre ce que traversent chaque nouveau venu..." Fit Dorian en songeant à sa propre expérience.
Il eut soudain l'air absent, se souvenant avec tristesse du jour où il avait ressenti ce pouvoir étrange de télépathie... Aujourd'hui encore, il aurait préféré être 'normal' sans pouvoir même s'il avait accepté sa condition. Pourtant, il savait bien qu'il ne devait pas se plaindre car d'autres mutants avaient des capacités bien plus contraignantes que la télépathie et puis, il avait été pris en charge assez tôt par le professeur, réduisant à cinq années son internement en psychiatrie...
[Je suis vraiment désolé du retard!] |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Dim 2 Aoû - 14:02 | |
| L’instinct de survie… Oui sans doute, mais même en cas de légitime défense, tuer une personne était un crime et un péché. En tant que catholique convaincue, ces échecs, ces erreurs pèseraient sur sa conscience jusqu’à la fin de sa vie. Mais la réaction de Dorian surprit la mutante. Ou plutôt son absence de réaction. Elle venait de lui annoncer qu’elle était une meurtrière et il ne semblait ni choqué ni effrayé. Elle baissa les yeux, se sentant encore plus pitoyable si cela était possible.
Mais quand elle releva enfin son regard, elle se mit à le fixer de son regard intense, dont elle avait le secret. Ses yeux d’un vert à la fois profond et doux se fixèrent sur lui. Elle scrutait son visage, ses réactions, mais rien dans son comportement n’attestait un mouvement de recul, de panique, de dégoût face à la mutante. Ses lèvres frémirent, avant qu’elle ne parvienne à murmurer simplement :
-Merci…
Et ce merci semblait la soulager d’un poids qui avait du lui peser pendant plusieurs années. Pouvait-elle enfin baisser sa garde, pouvait-elle enfin se poser ? Elle n’en était pas encore convaincue mais au moins il n’avait pas lancé l’alerte, elle avait le temps de voir venir. Sa fatigue était telle qu’elle poussa un soupir en frottant ses yeux qui se bordèrent de larmes. Depuis combien de temps n’avait-elle pas pris le temps de relâcher la pression et de dormir ?
- Je… J’avoue qu’une autre raison m’a poussé à venir ici… Comme tout le monde, j’ai entendu parler de l’attaque de la statue de la liberté, par un mutant qui… contrôle le magnétisme. J’avoue ne pas trop savoir pourquoi je me suis sentie obligée de venir jusqu’ici, peut-être que cela m’intrigue simplement, peut-être que ça me fait peur, car il est responsable de catastrophes immenses, de centaines de blessés… En fait je ne sais pas trop quoi en penser. Voyez-vous de qui je veux parler ?
Elle le regarda alors cette fois avec une lueur de curiosité dans le regard, en quête de réponses. Lorna n’était pas du genre à se contenter des bribes d’informations qu’elle avait reçu du journal télévisé ou de la gazette. Elle allait au cœur du problème : ce qu’elle ne disait pas en revanche, c’est qu’elle avait secrètement l’envie de rencontrer ce mutant pour voir l’étendue de ses pouvoirs… Il avait l’air de les contrôler si bien…
Il y avait tellement de questions et tellement de secrets qui hantaient son esprit. Lorna n’avait libéré qu’une petite partie de son esprit en avouant ses méfaits mais il restait tant à découvrir… Et cela se voyait jusque dans le plus profond de son regard : elle n’était pas du genre à se dévoiler facilement, elle avait énormément de mal à faire confiance du fait d’une rupture trop précaire des liens affectifs.
Elle ne put s’empêcher de regarder de nouveau son interlocuteur avec une étonnante curiosité dans les yeux. Il émanait de lui une sagesse presque trop intense pour être vraie. Si elle avait des secrets, elle n’était certainement pas la seule. Il n’avait pas le regard d’une personne pure. Peut-être que sa tolérance à l’égard des méfaits de Lorna tenait du fait que lui-même avait commis des erreurs. Ne disait-on pas que tout le monde commet des erreurs ?
(HRP : Désolée j’ai complètement oublié de prévenir que je partais en camp scout, je suis revenue il y a deux jours , fin bref , en retard comme d’habitude lol) |
|  | | Dorian Miller

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 05/02/2009
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Jeu 6 Aoû - 19:57 | |
| Dorian avait cessé de croire il y avait bien longtemps! Il n'avait pas la même notion de bien et mal que tout le monde et c'était là qu'il se différenciait du professeur Xavier. Après tout, on ne pouvait pas toujours être un personne morale, enfin selon Dorian... Malgré le fait que le visage du télépathe ne montrait rien, celui si n'en fut pas moins déstabilisé face au regard perçant de Lorna. Il avait comme l'impression d'être observé, scruté... c'était comme s'il retournait dix ans en arrière et qu'il était face à un des nombreux psychiatres qui avait tenté de le "soigner"... Mais comparé à eux, le regard de Lorna n'était pas insistant ni même pesant.
Le mutant ne cacha pas sa surprise lorsque la jeune femme le remercia. Il songea un instant à demander pourquoi, car il n'avait rien fait de spécial... Mais il comprit ce qui poussait Lorna à dire ces mots et ce n'était pas un remerciement pour quelque chose qu'il avait fait, mais plutôt pour ce qu'il n'avait pas fait, comme la rejeter ou la craindre.
La fatigue de la jeune femme fut soudainement visible sur son visage comme si elle venait enfin de relâcher la pression qu'elle avait en elle. Dorian estima alors qu'il ne s'était pas trompé sur la jeune femme et en fut ravi. Peut-être bien que Lorna lui avait donné une certaine confiance puisqu'elle avoua ensuite une autre raison de sa venue ici.
"Évidement... Je me doute bien que vous parlez de Magnéto... Vos pouvoirs sont comparables aux siens... je comprends qu'il doit être en quelque sorte fascinant pour vous."
*Tout comme le Professeur l'a été pour moi...*
"Je ne fais pas parti de ceux qui émettent un jugement négatif sur Magnéto. Après tout, lui aussi se bat pour ses idéaux mais ce sont ses méthodes qui dérangent. Je suppose que vous souhaiteriez avoir des informations?" Dit-il franchement en regardant la jeune femme droit dans les yeux.
"Si c'est le cas, posez vos questions et j'essaierai de vous répondre au mieux," proposa-t-il.
Peut-être qu'il ne devrait pas faire cela car après tout, il s'agissait d'informations quasi confidentielles qu'il proposait de dévoiler... Mais il ne voyait aucun danger en Lorna, elle était "simplement" une jeune femme qui voulait des réponses à ses interrogations alors s'il pouvait l'éclairer, il en serait ravi.
Le regard de Lorna se fit plus intense si bien qu'il détourna les yeux un instant, chose qui était rare chez lui. Il se demanda alors ce qu'elle attendait de lui, quelles seraient ses questions... Et au fond, il se mit à craindre qu'elle veuille en savoir un peu plus sur lui... Car depuis son arrivée ici, il avait pu éviter les questions personnelles sur son passé, sur la façon dont il avait connu le professeur mais il savait au fond de lui qu'il faudrait un jour en parler... Dorian eut de plus en plus l'impression (et craignait) que les rôles finiraient par s'inverser entre Lorna et lui car la curiosité de la jeune femme était trop visible... Et pour la première fois, Dorian se sentit mal à l'aise en exerçant ce pour quoi il était qualifié... |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Ven 7 Aoû - 12:31 | |
| - Je ne sais pas si c’est plus de la fascination ou de la peur… Malgré qu’il s’en serve à de mauvaises fins, Magneto semble avoir un potentiel énorme… Je n’ai jamais entraîné mes pouvoirs, ou que très sommairement car ils me font peur. Et là, je crains à la fois de découvrir que je pourrais être aussi dévastatrice que lui, mais d’un autre côté si je me refuse à contrôler mes pouvoirs, cela fait de moi une personne dangereuse pour l’entourage…
Elle s’arrêta un instant, comme si elle réfléchissait elle-même à la portée de ses propres dires. Mais c’est vrai que Dorian soulevait un point qu’elle n’avait jamais imaginé : elle était fascinée par cet être semblable à elle. Aura-t-il eu également des accidents, comme elle, qui auraient engendré des conséquences qui faisaient qu’aujourd’hui c’était un criminel recherché ? Ca aurait très bien pu lui arriver à elle aussi, si elle s’était faite prendre ou s’était rendue. On ne l’aurait pas écoutée, on aurait jugé qu’elle était une menace.
-Vous avez raison… Je suis fascinée par lui. Enfin… Je me dis que si je connaissais ce par quoi il était passé, ça m’aiderait peut-être à comprendre… S’il avait eu comme moi l’occasion de se défendre et que ça avait mal tourné ? C’est vrai, après tout je ne sais rien de lui, si ce n’est ce que les journaux ont bien voulu en dire. Et l’on sait comme c’est peu fiable de se baser que sur un son de cloche…
Quel sentiment étrange… La peur qu’elle avait alors toujours ressentie était en train de se transformer en curiosité à l’égard de ce personnage emblématique. Mais elle ne craignait plus la réaction de Dorian, il n’avait pas l’air enclin à la juger si facilement. Et puis au fond elle n’attendait pas grand-chose… Elle voulait juste savoir, d’apprendre à peu plus en profondeur cette histoire.
- Avant de porter déjà un jugement, je pense qu’il est important de connaître en profondeur afin d’éviter les jugements hâtifs et les a priori. Je ne disculpe pas du tout cet homme, mais je pense que avant de le haïr, je dois apprendre à le connaître et si ça se trouve… même le comprendre. Comme vous dites, il se bat pour des idéaux… mais quels sont-ils ?
Elle marque alors un nouveau silence, en soutenant le regard de son interlocuteur. Elle se surprit même à esquisser un sourire, plutôt étonnant au vu des circonstances mais qui confirmait qu’elle semblait reprendre doucement confiance en elle ou plutôt qu’elle s’accordait à avoir doucement confiance en lui.
Et malgré la curiosité qui étincelait dans son regard, elle ne semblait pas prête de lui poser des questions personnelles. Peut-être attendait-elle quelque chose, en tous les cas, n'ayant aucunement l'envie de gêner ou déranger son interlocuteur en posant des questions innappropriées. Elle aurait tout le temps d'apprendre à connaître chacun des individus vivant ainsi. |
|  | | Dorian Miller

Nombre de messages: 17 Date d'inscription: 05/02/2009
 | Sujet: Re: Entrevue [PV Lorna] Mer 12 Aoû - 20:23 | |
| "Le pouvoir est dévastateur suivant l'utilisation de son possesseur, dans le cas où celui-ci le contrôle. Vous ne devez donc pas craindre de faire autant de dégâts que Magnéto, même si vos pouvoir se ressemblent... Seul votre jugement fera de vous une personne dévastatrice ou non. Refuser de contrôler vos pouvoirs est bien pire encore! Mais je vous rappelle qu'ici, vous pouvez découvrir l'étendue de vos pouvoirs sans craindre de blesser, dans la salle prévue pour... Avec ceci, il serait dommage de ne pas essayer non?" Déclara Dorian en se reculant dans son fauteuil.
C'était certain que si Lorna s'était fait arrêter par la police suite à ses "accidents", elle aurait immédiatement été condamnée à une peine de prison. Pourquoi? Parce que non seulement elle était mutante, donc potentiellement dangereuse pour la société selon les idéaux anti-mutants, mais en plus elle possédait des pouvoirs similaires au mutant le plus craint dans le monde entier. Et peut-être que, comme Magnéto, Lorna aurait voué des sentiments de haine aux humains comme le ferait toute personne enfermée, dont Dorian lui même... Mais dans son cas, le professeur Xavier lui avait appris à comprendre les humains non-mutants, l'empêchant de faire de trop graves erreurs...
"Je n'ai jamais eu l'occasion de rencontrer personnellement Magnéto. Mais le peu que je sais de lui indique clairement que les épreuves qu'il a vécues dans sa vie ont influencé ses actions contre les non-mutants. Les journaux s'évertuent à le dépeindre comme quelqu'un d'ignoble mais au fond, il n'agit que dans un puissant désir de vengeance contre l'intolérance et la violence que les gens peuvent avoir envers les personnes différentes. Mais ce qui est paradoxal chez cet homme, c'est qu'il reproduit cette violence à son tour... Ce que les journaux n'ont pas clairement dit de ce qui s'est passé à la statue de la Liberté, est que le but de Magnéto était de faire de tous les humains, des mutants... " Expliqua le psychiatre en mesurant ses paroles. Il ne pouvait prétendre tout connaitre sur la vie de Magnéto, mais ses connaissances en matière de psychologie lui donnait une idée sur la "nature du personnage".
"Ce que vous devez savoir, c'est que Magnéto a vécu l'enfer des camps Nazis... Je n'en sais pas plus sur sa jeunesse d'avant sa rencontre avec le professeur. Je pense qu'il a au fond de lui la crainte que les évènements les plus sombres de l'histoire se reproduisent. Les répressions des non-mutants envers nous se renforcent peu à peu et je pense que Magnéto cherche à nous "proteger" de tout cela. Il ne pense pas qu'une cohabitation est possible, sinon il n'agirait pas de cette façon. C'est ce qui oppose le Professeur et lui... Les idéaux de Magnéto tendent de plus en plus vers le désir suprématie des mutants, je crois qu'il estime que les mutants sont supérieurs aux autres. Il est vraiment paradoxal, et de ce fait, fascinant," déclara Dorian.
"Vous avez raison de ne pas le juger hâtivement sans le connaitre. J'ai rencontrer plusieurs personnes qualifiant Magnéto de monstre, mais en réalité, qui sont vraiment les monstres? Le problème, c'est qu'en faisant ainsi, Magnéto entretient la peur qu'ont les non-mutants vis à vis de nous..."
Dorian se détendit quand il se rendit compte que la jeune femme ne chercherait pas à en savoir un peu plus sur lui pour le moment. Pourtant, il remarquait son regard curieux et il n'avait pas besoin de sa télépathie pour ça...
[HJ: je ne connais pas trop Magnéto dans les comics, alors j'espère ne pas avoir déformé le personnage dans les explications de Dorian. Sinon, n'hésite pas à me le dire ^^] |
|  | | |
Sujets similaires |  |
|
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|